L’Université Stendhal ne reconduit pas les bourses ERASMUS

C’est avec surprise que l’UNEF Grenoble vient d’apprendre que l’université de Stendhal a pris la décision de ne plus attribuer les bourses étudiantes liées aux programmes Erasmus.

Nous comprenons et partageons le désarroi des multiples étudiants qui viennent d’apprendre au cours de leurs vacances d’été qu’ils ne disposeront que des bourses de la Région, ces dernières étant largement insuffisantes pour effectuer une année à l’étranger. Les bourses de l’université peuvent varier de 50 à 300 euros par mois donc cela est une perte considérable pour les étudiants et va conduire certains à renoncer tout simplement à leur année à l’étranger.La durée de ces bourses varie de deux mois à l’intégralité du séjour. Elles sont assurées par l’université et sont donc complémentaires des bourses de la Région nettement moins importantes.

Cette décision a été prise sans concertation avec les étudiants et en plein mois de juillet empêchant ainsi toute possibilité de réaction de la part des étudiants. Nous, étudiants apprenons donc à moins de deux mois du départ que l’université Stendhal ne versera pas de bourse. Ceci est d’autant plus incompréhensible que la France pèse aujourd’hui de tout son poids en Europe pour développer le budget Erasmus.

La suppression de ces bourses conduira à augmenter les inégalités entre les étudiants : ceux dont les familles pourront payer une année à l’étranger et les autres qui resteront en France et n’étudieront les langues que dans les salles de classe et seront ainsi privé de cette chance que constitue une année Erasmus. Nous ne pouvons accepter que les étudiants soient encore une fois les principales victimes des difficultés financières des universités. Nous demandons donc que chaque étudiant puisse toucher les bourses qui lui sont dues et ainsi effectuer -comme prévu- son année à l’étranger.

Égalité pour tous : l’UNEF appelle les étudiants à se mobiliser

La proposition de loi sur le mariage pour toutes et tous a été l’occasion d’une campagne virulente de la part des militants hostiles à l’égalité des droits.

 

Pour l’UNEF, les propos injurieux et obscurantistes à l’égard des personnes LGBT ne sont pas à la hauteur du débat. C’est pour mobiliser l’ensemble des jeunes pour l’égalité des droits que l’UNEF participera activement aux manifestations des 15 et 16 décembre 2012. Un grande conférence-débat se tiendra ce jeudi 13 décembre à l’université Paris 4, sur le site de Clignancourt.

 

Les jeunes sont du côté de l’égalité !

Pour les jeunes de France, il n’y a pas de discrimination supportable ni acceptable. Quelle que soit notre orientation sexuelle, nos préférences et nos projets de vie, nous vivons ensemble et réclamons d’être traités en égaux.

 

La France ne doit rester une arrière garde

La proposition de loi fait suite à 13 années d’immobilisme législatif concernant les droits des personnes LGBT. Par dizaine, des pays dans le monde entier ont déjà fait le choix d’ouvrir le mariage et l’adoption aux couples de même sexe (Espagne, Uruguay, Canada, Belgique,…).Aujourd’hui à la traîne, la France ne doit pas devenir une arrière garde enfermée dans des principes conservateurs.

 

Parce qu’on ne transige pas avec l’égalité, l’UNEF appelle donc les étudiants à descendre massivement dans les rues ce week-end pour défendre un projet de société plus juste, égalitaire et non-discriminant.

Campagne de rentrée

"Faut que ça change"

À la rentrée universitaire après avoir payé les frais d’inscription, la sécurité sociale étudiante, la caution pour le logement et les fournitures, notre porte-monnaie est bien vide. De plus, l’enquête annuelle de l’UNEF sur le cout de la vie étudiante a révélé que le cout d’une année d’étude pour les étudiants augmente de 3,7 % contre 1,9 % pour le reste de la population (selon l’INSEE). Face aux galères et aux bourses trop faibles, 3 choix s’offrent à un étudiant :

— Compter sur l’argent de ses parents, quand ils en ont,
— dépendre de petits boulots, mais au détriment de sa réussite,
— renoncer aux études.

Pourtant, faire des études et obtenir un diplôme est une nécessité pour réussir son insertion professionnelle. Il n’est pas normal que la réussite des étudiants, et donc leur avenir, soit conditionnée à la taille du porte-monnaie de leurs parents.

Une première étape : changer les bourses et faciliter l’accès au logement.

L’État doit arrêter de favoriser les familles les plus riches par des exonérations d’impôts dont elles ont le droit lorsqu’elles déclarent avoir un enfant dans l’enseignement supérieur, mais reverser directement cet argent dans le financement des bourses. Les critères d’attributions des bourses et leurs montants doivent changer pour permettre à plus d’étudiants de devenir boursiers et aux boursiers de ne pas avoir recours à un job qui n’a rien à voir avec leurs études. Des constructions de logement doivent voir le jour au plus vite.

Vers une allocation d’autonomie

L’UNEF défend que chaque jeune, quelque soit son origine sociale puisse se consacrer entièrement à ses études et à l’acquisition d’un diplôme de qualité. Ce droit aux études ne pourra être garanti par une aide accessible à chaque jeune, et suffisante pour couvrir ses besoins, cette aide s’appellerait une « allocation d’autonomie universelle ».

Pour améliorer nos conditions de vie :

— Je signe la pétition de l’UNEF en ligne pour un plan d’action social étudiant : l’augmentation du montant des bourses (montant max 760 €), l’augmentation du nombre de boursiers, revalorisation des APL de 20 %, construction 40.000 logements, création d’un chèque santé.
— J’adhère à l’UNEF, toi aussi tu peux agir pour changer tes conditions de vie, et parce que l’union fait la force, l’augmentation du nombre d’adhérents au syndicat est essentielle pour engrener des victoires futures.
— Tes élus au conseil d’administration du CROUS trouvent des solutions pour sortir de la galère :
Remboursement des frais d’inscription
Aide d’urgence du CROUS

Pour plus d’infos, contacte-nous par mail.

L’UNEF met en place la Bourse aux livres !

Tu as des livres de cours dont tu ne te sers plus ? Tu as besoin de bouquins pour cette année ?  Participe à la bourse aux livres de l’UNEF !

Le mois de septembre apporte son lot de dépenses, et les achats de bouquins pèsent vite dans la balance. Comme chaque année, l‘UNEF organise donc une bourse aux livres, afin de permettre aux étudiants de revendre aux uns et aux autres les livres de cours à des prix mini et de faire quelques économies. Livres de grammaire, de littérature, de civilisation, dictionnaires, romans ou théoriques, il y a de tout !

Pour cela c’est très simple : il suffit pour les uns de nous contacter pour venir déposer ses bouquins et fixer ses prix, et pour les autres de se munir de sa liste de livres le jour de la Bourse aux Livres.

Les militants de l’UNEF tiendront une table dans la deuxième quinzaine de septembre afin de vendre les bouquins dont les bénéfices reviendront par la suite directement aux vendeurs.

Tu peux dès à présent nous contacter sur le mail unef.grenoble@gmail.com ou directement au 07 86 99 60 67

Une taxe sur notre santé PAS QUESTION !

Cliquez ici pour signer la pétition (unef.fr/sante)

Taxes, franchises médicales, déremboursements, augmentation du prix de l’affiliation à la sécu… depuis 2007, le gouvernement a décidé de financer ses économies en faisant payer plus cher les étudiants qui veulent se soigner. A l’heure actuelle, lorsqu’un étudiant dépense 2€ en soins, la sécurité sociale ne lui en rembourse que 1€. Insuffisamment remboursés, les étudiants doivent en plus subir une double peine en supportant de nouvelles taxes sur leur santé. Ainsi, pour 100€ dépensés en soins, ce sont 13€ qui vont directement dans les poches de l’Etat. La nouvelle taxe décidée dans le cadre du plan de rigueur va encore aggraver cette situation. Injuste, inefficace et dangereuse, cette taxe risque de faire de l’accès à la santé un privilège que la majorité des étudiants ne pourront plus se payer. Pourtant, tout le monde ne subit pas la rigueur de la même façon. L’industrie pharmaceutique par exemple affiche des bénéfices records cette année (plusieurs milliards d’euros) sans que le gouvernement ne la mette à contribution. Faire payer plus les étudiants au risque de voir leur santé se dégrader et préserver les plus riches, c’est le choix que le gouvernement a fait avec sa nouvelle taxe.

Depuis 3 ans, le gouvernement a pris plus de 40 millions d’euros aux étudiants

Alors qu’en 2004 lors d’une consultation de médecin généraliste, un étudiant devait débourser 6 € de sa poche, aujourd’hui il doit payer en moyenne 17 €. Cette augmentation est due aux taxes instaurées et aux nombreux déremboursements dont sont victimes les étudiants. En prélevant plus de 40 millions d’euros du portefeuille déjà vide des étudiants pour les donner à l’Etat, le gouvernement réduit notre capacité à nous soigner lorsque l’on est malade. Pourtant d’autres solutions existent. Par exemple, il suffirait de taxer une entreprise de médicaments comme Sanofi Aventis à hauteur de seulement 0,001% de ses bénéfices pour récolter la même somme.

Depuis 3 ans, notre santé s’est dégradée

L’augmentation du coût de la santé a de réelles conséquences sur l’état sanitaire des étudiants. Ainsi, de plus en plus d’étudiants renoncent à se soigner pour des raisons financières. L’enquête nationale de la LMDE (La Mutuelle des Etudiants) sur la santé des étudiants révèle que chaque année :
• 1 étudiant sur 3 n’a pas les moyens de se soigner lorsqu’il est malade
• 1 étudiant sur 5 ne peut se payer une complémentaire santé
• 92% des étudiants ont recours à l’automédication pour ne pas avoir à payer une consultation

L’argent est devenu la principale barrière d’accès à la santé. Précaires, obligés d’arbitrer au quotidien dans leurs dépenses, les étudiants sont les premiers à devoir revoir leurs exigences à la baisse concernant leur état de santé. Pourtant, la santé n’est pas une marchandise de luxe. C’est un droit fondamental dont nous nous voyons privés aujourd’hui.

Le gouvernement, responsable d’une crise sanitaire

Être étudiant aujourd’hui, c’est être obligé d’arbitrer entre les dépenses d’alimentation, les dépenses scolaires, les sorties culturelles, les loisirs ou les dépenses de santé. Avec un prix de la santé qui augmente de plus en plus, la majeure partie d’entre nous est obligée de faire de sa santé une variable d’ajustement, quitte à utiliser le système D. Repousser un traitement à plus tard, utiliser une vieille ordonnance pour acheter directement ses médicaments et ne pas avoir à payer de consultation, attendre que les symptômes s’aggravent pour se soigner… sont autant d’habitudes auxquelles nous sommes aujourd’hui contraints. Dans la majeure partie des cas, les étudiants renoncent  et reportent des soins qui s’avèrent parfois urgents. En effet, plus de 9 étudiants sur 10 se soignent eux-mêmes faute de pouvoir payer une consultation, 34% des étudiants renoncent à des soins. Alors que l’UNEF revendique depuis plusieurs années la mise en place de mesures en faveur de l’amélioration des conditions sanitaires des étudiants, le gouvernement vient de décider de rajouter une taxe supplémentaire sur notre santé. Pour les étudiants c’est la taxe de trop !

La taxe sur les mutuelles : la taxe de trop !

Dans le cadre de son plan de rigueur, le gouvernement  vient de décider de doubler la taxe sur les complémentaires santé. 

Cette taxe est injuste socialement car elle touchera d’abord les plus fragiles. Elle est inefficace car en empêchant les étudiants de se soigner, on les expose à des problèmes de santé plus lourds et qui coûteront plus chers à l’assurance maladie. Enfin du point de vue de la santé publique, cette taxe est dangereuse car elle va inciter les étudiants à prendre une protection complémentaire d’un niveau insuffisant ou tout simplement à renoncer à se couvrir. 

Alors que la santé des étudiants est aujourd’hui taxée à plus de 13%, l’industrie pharmaceutique et ses 25 milliards d’euros de bénéfices annuels est épargnée par le gouvernement avec une taxe de seulement 1,5%. La taxation de la santé est une aberration : alors qu’elle est un bien public qui doit profiter à tous, la santé est désormais taxée deux fois plus qu’un hamburger. 

Une attaque direct contre l’accès à la santé 

En faisant le choix de surtaxer notre santé, le gouvernement se rend coupable de plonger les étudiants dans une crise sanitaire. En considérant que les étudiants peuvent « attendre » pour se soigner, le gouvernement crée une situation explosive. A force de reporter des soins, de plus en plus d’étudiants laissent des pathologies légères dégénérer en maladies plus lourdes médicalement et plus coûteuses financièrement. 

La taxe décidée par le gouvernement est un véritable impôt sur la santé qui conduit les mutuelles à ponctionner plusieurs millions d’euros sur les cotisations étudiantes pour les verser à l’Etat au détriment de la santé des étudiants. Non seulement cette mesure augmente une nouvelle fois le coût de la santé pour les étudiants, mais elle fragilise aussi directement les mutuelles étudiantes. Ces dernières sont des acteurs quotidiens du service public de la santé étudiante en permettant à tous les étudiants de gérer eux même leur santé et de bénéficier de mesures de prévention adaptées. 

En attaquant la santé des étudiants et leurs mutuelles d’un côté pour sauver les banques de l’autre, le gouvernement fait le choix d’une politique qui va à l’encontre des droits étudiants. Nous refusons que la rigueur soit un prétexte pour dégrader nos conditions de vie présentes et futures.

Face à la crise, priorité à l’éducation !

La crise économique n’est pas seulement une histoire de dettes, de AAA ou de règle d’or. Pour nous, la crise c’est avant tout plus de difficultés au quotidien et plus d’inquiétudes pour notre avenir.

Avec 25% de chômage chez les jeunes, le diplôme est devenu une arme indispensable pour espérer trouver un emploi à la hauteur de nos attentes, faire des projets de vie mais aussi tirer l’ensemble de la société vers le haut. 

Plutôt que de faire le pari de l’avenir en garantissant à chacun d’entre nous un droit aux études, le gouvernement préfère engager le pays sur la voie de la rigueur et de l’austérité. Faire des économies sur l’éducation, c’est renoncer à préparer notre génération à faire face aux difficultés qui s’annoncent.

Le choix de la rigueur nous conduit dans une impasse. La réponse à la crise, c’est notre éducation.

Pour que l’université redevienne un lieu où chacun puisse apprendre, se former et obtenir un diplôme reconnu sur le marché du travail, les étudiants mèneront trois combats prioritaires.

Exigence 1 : garantir l’égalité des droits entre étudiants

Depuis plusieurs années, un fossé  s’est creusé entre une poignée d’établissements et le reste des universités. Alors que nous payons tous les mêmes frais d’inscription, il n’est pas acceptable que nos heures de cours varient selon notre fac, que certaines filières soient privées de cours en petit groupe ou de cours pluridisciplinaires, que dans certaines universités de proximité nous ne puissions pas poursuivre notre parcours en master, que notre diplôme ne soit pas reconnu de la même façon selon l’université qui nous l’a délivré… Pour mettre fin à cette situation, l’UNEF revendique une harmonisation par le haut des conditions d’étude pour plus d’égalité entre les étudiants. En obtenant cet été de nouveaux droits garantis nationalement comme la compensation annuelle des notes, la suppression des notes éliminatoires ou encore les rattrapages, nous avons fait un premier pas important. Il est nécessaire de poursuivre dans cette direction en se battant pour :

> Une harmonisation nationale des contenus et des conditions de formation
> La garantie que chaque étudiant ait accès à la filière de son choix à proximité de son lieu de vie
> Une reconnaissance nationale des diplômes pour garantir leur valeur sur le marché du travail

Exigence 2 : un statut social étudiant pour garantir un droit aux études

La sélection par l’échec qui sévit à l’université pénalise en premier lieu les étudiants les plus fragiles socialement, obligés de cumuler un travail salarié  et un parcours universitaire. Le rôle de l’université est de gommer les inégalités sociales et non pas de les aggraver. Parce qu’étudier n’est pas un privilège mais un droit indispensable pour réussir sa vie et permettre à la société de sortir de la crise par le haut, il faut permettre à chacun de se consacrer pleinement à sa formation. L’UNEF se bat pour une remise à plat du système d’aides sociales laissant actuellement 8 étudiants sur 10 privés de bourse et la mise en place d’une allocation d’autonomie.

> Une aide universelle perçue par tous les étudiants
> Une aide calculée en fonction de la situation de chacun et non du revenu familial
> Une allocation d’un montant suffisant pour se consacrer à 100% à ses études. 

Exigence 3 : investir dans l’université pour sortir de la crise

Selon l’université ou la filière, nos conditions d’études ne sont pas les mêmes. Ces inégalités sont encore plus fortes entre les étudiants des classes prépa (15000 euros par étudiant) et ceux des universités (moins de 10000 euros par étudiant). Un plan d’investissement public doit être mis en place pour augmenter les moyens des universités et leur nombre d’enseignants. L’UNEF revendique :

> Une augmentation  du financement des universités pour les aligner avec les classes prépa
> Un recrutement massif d’enseignants et de personnels pour améliorer nos conditions d’études
> Un investissement sur les cycles licences pour mettre fin à l’échec qui touche 1 étudiant sur 2 en première année