Questionnaire élections CROUS 2016

L’UNEF Grenoble, ton syndicat étudiant, se présente aux élections de novembre prochain aux sièges de représentants étudiants dans le conseil du CROUS.

Qu’est ce le CROUS ? C’est l’organisation qui gère, régionalement, entre autre, la restauration et le logement universitaire, ainsi que les bourses.
Pourquoi l’UNEF se présente ? En tant que syndicat étudiant, l’UNEF se présente à chaque élection pour défendre tes droits et en obtenir de nouveaux. Dans ces conseils, les élus UNEF peuvent par exemple prendre part aux décisions sur le l’amélioration des cités U et des resto U, et à l’échelle individuelle t’accompagner lorsque tu es face à un problème de bourse ou de logement.

Afin de cibler au mieux ton utilisation des services du CROUS, tes attentes et tes besoins, l’UNEF Grenoble met en place un questionnaire. Cela ne prendra que quelques minutes, et pourtant, il nous aidera grandement à mieux faire remonter vos problèmes et suggestions, pour l’amélioration des oeuvres universitaires et l’amélioration de tes propres condition de vie et de séjour universitaire.

https://goo.gl/forms/M6kybE7u6aUDavLA2

Remplis le questionnaire et fais le tourner à tes ami-es, camarades de promo, de résidence !
Il est anonyme.
Il se divise ainsi : ton profil, ta situation financière, ton logement, ta santé, ton alimentation, ton mode de transport.

Merci d’avance pour toi et tous-tes les étudiant-es de l’académie de Grenoble !

ET RDV le 22/11 dans les urnes !

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Campagne « La gratuité des transports pour jeunes, la priorité »

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L’UNEF Grenoble se lance cet été dans la campagne « Gratuité des transports pour les jeunes, la priorité ».

Des promesses en ce sens ont été faites hier par plusieurs candidats en campagne.

  • Eric Piolle, le Maire de Grenoble, en janvier 2014 déclarait « Gratuité pour les jeunes de 18 à 25 ans ! En effet, ces jeunes sont une population très spécifique : ils ne peuvent bénéficier des minimas sociaux avant 26 ans et sont souvent dépendants de leurs parents, même lorsqu’ils sont en recherche d’autonomie.C’est aussi à cet âge que s’élaborent les comportements de mobilité pour l’avenir.La tarification solidaire actuellement proposée est donc insuffisante pour ces jeunes : nous proposons la gratuité sur les titres mensuels et annuels…’’.
  • Christophe Ferrari, Président de la Métro, en mars 2015 déclarait « J’ai proposé que [l’inclusion dans] la tarification solidaire soit étudiée pour les étudiants boursiers. Il n’y a pas d’accord conclu même si je sais que l’UNEFest favorable à cette idée’’ Soit un abonnement a 2.5€ par mois = 30 € par an »

Aujourd’hui en poste, il est temps que ces élus tiennent leurs promesses.

13820693_10209790216622384_1649646070_nLes transports sont l’un des premiers foyers de dépense des étudiants, pour autant la tarification des transports reste incompatible avec le budget des étudiants. Conscient de cette problématique l’UNEF à travers son action quotidienne sur Grenoble (pétition, rassemblement etc.) se mobilise pour interpeller nos élus et les inciter à tenir leurs engagements. Face à la hausse du coût de la vie, la baisse du prix des transports est essentielle. Les jeunes ne peuvent rester sans solution.

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>> Lire notre lettre ouverte aux élus <<CoNpws1XgAAnzaw

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La baisse du prix des transports doit se faire dès la rentrée universitaire 2016-17. Ce sont des milliers de jeunes qui veulent voir leurs conditions changer. C’est pourquoi à travers diverses actions (affichage, mise en place de la gratuité des transports, pétition etc.) l’UNEF va rappeler tout au long de l’été que la gratuité est la priorité.

 

Infos aides sociales

Petit rappel à l’attention des étudiant-es et futur-es étudiant-es grenoblois-es :

Si tu n’as pas encore fait ta demande de bourse pour l’année universitaire 2016/2017, il est encore temps de remplir le Dossier Social Etudiant (DSE) en ligne. La possibilité est ouverte jusqu’au 31 octobre avec rétroactivité des droits et jusqu’au 31 décembre sans retroactivité.

>> Clique ici pour créer ton dossier <<

Message à l’attention des nouveaux-elles diplomé-es et futur-es ex étudiant-es :

13001259_1094691407218962_8068518400105272341_nLors des négociations pendant le mouvement sur la Loi Travail, l’UNEF a obtenu la création d’une aide à la recherche du premier emploi, qui a pour objectif de parer à la période de bizutage et précarité sociale qui survient entre le moment d’obtention du diplôme et le moment d’obtention du premier emploi – qui n’arrive en moyenne que plusieurs mois plus tard. Cette aide, nommée ARPE, est mise en place dès la rentrée 2016 et consiste en la prolongation pendant 4 mois des droits des boursiers (proportionnellement à leur échelon). Pour plus d’info sur votre éligibilité et la procédure : voir ici

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L’UNEF Grenoble, et ses élu-es CROUS, se tiennent à ta disposition si tu rencontres un problème dans les démarches. Nous avons également à ta disposition un guide des aides sociale, qui t’explique ce qu’est le CROUS, ce qu’est le DSE, t’informe sur les différentes types d’aides qui existent, et te conseille sur celles correspondant le plus à ta situation. Il est à retrouver sur la page suivante :

Bourses et aides sociales

L’UNEF obtient un gel historique des tarifs à la rentrée ! [Communiqué National]

Le gouvernement a annoncé le gel du prix du ticket RU à 3.25€, celui de la cotisation à la sécurité sociale et des frais d’inscriptions.

L’UNEF se félicite de ces mesures d’ampleurs. Alors que les étudiants connaissent la précarité au quotidien, il aurait été insupportable de les faire payer davantage en cette rentrée universitaire.

Un gel historique du ticket RU, qui doit entrainer un ré-investissement dans les CROUS

L’UNEF obtient pour la première fois du quinquennat le gel du prix du restaurant universitaire. Alors que les CROUS connaissent des coupes budgétaires sans précédent dans leur budget, l’UNEF refuse que cela se répercute par une augmentation des tarifs qui viendrait prendre directement dans la poche des étudiants. Cette décision historique, obtenue par la mobilisation des étudiants, permet de ne pas faire peser, une nouvelle année, le poids des économies budgétaires sur le dos des étudiant-e-s. La restauration universitaire du CROUS doit rester un service de restauration sociale de qualité ne pesant pas sur le budget des étudiant-e-s.

L’UNEF appelle le gouvernement à ré-investir dans le réseau des œuvres à la hauteur de ses besoins, afin de lui permettre de mener à bien ses missions sociales à destination des étudiant-e-s.

Un gel des frais d’inscriptions : une mesure importante qui doit en appeler d’autres

Face à la situation budgétaire alarmante des universités, l’UNEF refuse que les étudiants soient la variable d’ajustement. Pour la deuxième année consécutive, l’UNEF gagne le gel des frais d’inscriptions à l’université. Cela est une bonne nouvelle pour le portefeuille des étudiants. Il aurait été inadmissible que les étudiants subissent les conséquences du manque de moyens alloués au service public d’enseignement supérieur.

Le gouvernement doit prendre ses responsabilités pour répondre à la pénurie budgétaire que connaisse les universités. Une augmentation du budget de l’enseignement supérieur est nécessaire pour assurer des bonnes conditions d’études aux étudiants dès la rentrée universitaire.

Une réponse nécessaire à la précarité des jeunes

Depuis 4 mois les jeunes se mobilisent contre la précarité qu’ils vivent au quotidien.  Alors que 19% des étudiant-e-s vivent dans la pauvreté, que plus de 50% sont obligés de se salarier pour subvenir à leurs besoins, ou encore que 60% d’entre eux sont exclus du système de bourse, il est urgent d’agir.

L’UNEF demande au gouvernement de prendre la mesure de la situation à travers :

-L’ouverture de négociations sur la vie étudiante pour un nouvel investissement afin d’améliorer concrètement le quotidien des étudiants.

-Un nouvel investissement dans le système de bourses afin de mettre un frein à la précarité quotidienne que vivent les jeunes

-Un plan pluriannuel de financement pour assurer l’accès des jeunes à l’enseignement supérieur dans de bonnes conditions.

Loi Travail : 4 mois plus tard, toujours Non Merci !

Quatre mois de mobilisation déterminée (9mars-5juillet)
Cela fait maintenant près de quatre mois que la mobilisation contre la Loi Travail a commencé, et que nous sommes mobilisés aux côtés des syndicats professionnels et des autres organisations de jeunesse, pour le retrait sans condition de ce texte. Le projet de loi a rencontré une opposition d’ampleur et déterminée. Plus de 70% des français y sont opposés, 1,3 millions de personnes ont signé la pétition en ligne LoiTravailNonMerci, et autant sont descendus dans la rue pour faire entendre leur voix. Le 31 mars et le 14 juin ont constitué des journée de mobilisation d’ampleur avec plus d’un million de manifestants partout en France. Entre ces temps forts, la mobilisation est restée constante avec, à Grenoble, toutes les semaines, des manifestations entre 3000 et 5000 personnes depuis le 31 mars jusqu’à début juillet.
Motivé-es contre la précarité à vie #LoiTravailNonMerci
En effet, ce projet, s’il était adopté, entrainerait une augmentation de la précarité et une dégradation des conditions de travail (augmentation du temps de travail, baisse des salaires, risque de licenciement plus grand et fin de l’égalité entre les travailleurs avec des règles variables selon les entreprises). En tant que jeunes, nous sommes déjà confrontés à la précarité (50% des étudiants sont obligé de travailler pour financer leurs études, et il y a un taux de chômage de 25% chez les jeunes à leur entrée sur le marché du travail). Nous ne voulons pas d’une précarité à vie et de cette régression de droits issus de décennies de conquêtes sociales. Ce sont nos droits et notre avenir qui sont en jeu, d’où notre engagement contre la Loi Travail.
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Le mépris et le déni de démocratie du gouvernement  #Alerte49-3
Face à notre détermination, le gouvernement est resté sourd. Pire, il pratique le déni de démocratie, en passant en force, quand il fait le choix d’utiliser le 49-3 à l’Assemblée début mai. En forçant l’adoption du texte, il a fait aveu de faiblesse en démontrant son incapacité à rassembler sa propre majorité. Nous condamnons cet acte antidémocratique qui nie toute possibilité de dialogue social et qui participe à l’augmentation des tensions dans le pays. Après un passage au Sénat, où les sénateurs de droite en ont profité pour retravailler le texte dans une optique toujours plus libérale, le texte doit revenir à l’Assemblée début juillet, et Manuel Valls a prévu d’utiliser le 49-3 de nouveau pour expédier l’adoption du texte. Nous le répétons, bien que légal (mais à vocation exceptionnelle), l’utilisation de cet outil parlementaire constitue un coup porté 1° à la démocratie parlementaire, le gouvernement choisissant de passer outre le débat parlementaire et outre les élus, 2° à la démocratie citoyenne, le gouvernement choisissant de faire le sourd face à quatre mois de mobilisation, et 3/4 de la population déclarant leur opposition au texte, et à l’utilisation du 49-3, 3° à des décennies de conquêtes avec la casse du code du travail (créé en 1910).
La mobilisation paye et doit continuer
Cependant, face au poids de la mobilisation, le gouvernement a fait quelques concessions en marge de la Loi Travail, notamment à l’égard de la jeunesse, qui représentent un investissement de 500 millions d’euros. Parmi les victoires arrachées par les étudiants figurent notamment des augmentations de bourses (tous les étudiants échelon 0 recevront 100€ par mois), et la création d’une « aide à la recherche du premier emploi » (maintien de la bourse étudiante 4 mois après l’obtention du diplôme). Ces avancées sont un premier pas, néanmoins nous devons rester vigilants pour que les annonces se concrétisent. Ces avancées sont également la preuve que la mobilisation paye, et qu’il faut continuer à se battre puisque le cœur du projet de loi n’a par contre pas évolué et représente toujours un énorme recul des droits des travailleurs.

 

Revue de Presse : l’UNEF Grenoble contre la Loi Travail

>> Bilan revue de presse nationale (mars-juin2016) <<

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Revue de presse locale

  • Reprise de notre communiqué sur les fouilles de syndicalistes à l’entrée des manifestations par le Dauphiné Libéré du 18 mai

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  • Interview pour FR3 Alpes du 12 mai pour l’édition de midi (0:55) :
  • Intervention dans M6 du 12 mai pour le 12/45 (2:25)
  • Interview pour le Dauphiné libéré du 6 avril

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  • Reprise de notre communiqué du 31 mars sur les violences policières par Fr3 Alpes
  • Article dans le Dauphiné Libéré, le 17 mars 2016, l’Unef Grenoble aux cotés des organisations de jeunesse du campus, mobilisés ensemble.IMG_20160317_114248
  • Interview pour Place Gre’net dans la manifestation du 17 mars 2016
  • Article dans le Dauphiné Libéré, le 8 mars 2016, sur l’Assemblée Générale organisée  à l’initiative  des différentes organisations de jeunesse du campus.

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  • Interview pour France Bleu Isère le 8 mars
  • Article dans le Dauphiné Libéré, le 5 mars 2016, sur l’inter-organisation des jeunes mobilisés contre la loi travail.

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  • Invitation sur le plateau de France 3 Alpes (à partir 3’20) le 4 mars 2016

 

Dossier social étudiant, bourse et logement pour la rentrée 2016

Petit rappel à l’attention des étudiant-es et futur-es étudiant-es grenoblois-es :

Si tu comptes faire une demande de bourse, et/ou de logement en résidence universitaire auprès du CROUS pour l’année universitaire 2016/2017, il ne reste plus que deux semaines pour remplir le Dossier Social Etudiant (DSE) en ligne. La dead line est le 31 mai 2016.

>> Clique ici pour remplir le dossier sur le site du CROUS <<

L’UNEF Grenoble, et ses élu-es CROUS, se tiennent à ta disposition si tu rencontres un problème dans les démarches. Nous avons également à ta disposition un guide des aides sociale, qui t’explique ce qu’est le CROUS, ce qu’est le DSE, t’informe sur les différentes types d’aides qui existent, et te conseille sur celles correspondant le plus à ta situation. Il est à retrouver sur la page suivante :

Bourses et aides sociales

 

 

 

 

Premières victoires des jeunes, continuons la mobilisation pour le retrait de la loi travail !

Cela fait maintenant un mois que les jeunes, partout en France, sont mobilisés pour le retrait de la loi travail et pour imposer leurs revendications contre la précarité pendant la formation, l’insertion et sur le marché du travail. Nous avons multiplié les assemblées générales, les actions coup de poing et les manifestations, avec un pic d’affluence le 31 mars avec plus de 1,2 millions de personnes dans la rue. A Grenoble, nous étions 35 000 dont 7 000 jeunes. Le gouvernement est maintenant obligé de nous répondre. C’est bien la preuve que le rapport de force créé par la contestation dans la rue est le meilleur moyen pour imposer la « priorité jeunesse ».
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Ce lundi 11 avril, l’UNEF a en effet obtenu un plan d’investissement massif de 500 millions d’euros, comprenant :
  • Une aide à la recherche au premier emploi permettant la prolongation des bourses étudiantes de 4 mois après obtention du diplôme et une aide pour les titulaires d’un CAP ou d’un BAC pro.
  • Une sur-cotisation des CDD pour pénaliser l’emploi précaire et favoriser l’embauche en CDI.
  • L’ouverture de 2000 places en BTS par an pendant 5 ans pour lutter contre le manque de place dans la formation professionnelle
  • L’augmentation des bourses pour 28 000 étudiants par le passage de l’échelon 0 à l’échelon 0bis (soit une aide supplémentaire de 1000 € par an) et la revalorisation de 10% des bourses du secondaire.
  • L’augmentation de la rémunération des apprentis avec une première hausse de la rémunération de 400 € par an pour les moins de 21 ans
  • L’extension de la CMU C aux jeunes en situation de rupture familiale.
Ces premières victoires sont d’autant plus de raisons de rester mobilisés pour le retrait du projet de loi travail. La mobilisation conjointe des jeunes et des salariés a une première fois fait bouger le gouvernement, c’est un point d’appui pour continuer la bataille contre un projet de loi toujours aussi dangereux et néfaste pour les jeunes. Il offre comme horizon à notre génération l’affaiblissement du CDI, de nos protections sur le marché du travail. Nous refusons de devoir négocier la valeur de nos diplômes et nos conditions de travail entreprise par entreprise.
L’UNEF Grenoble appelle les étudiant-e-s à rester mobilisé-e-s pour le 28 avril, prochaine journée de grève et de manifestation interprofessionnelle. D’ici là nous appelons les jeunes à investir les « nuits debout » se tenant tous les soirs devant la MC2 à Grenoble, pour montrer que l’on reste mobilisé-e-s en attendant de réinvestir le campus dès la rentrée!

Conférence Loi Travail Non Merci – 30/03 Campus Amphi F (DLST)

**Ouvert à tous et toutes et entrée libre.
Etudiant-e-s, Salarié-e-s, Citoyen-ne-s**

Rejoindre l’évenement facebook

LOI TRAVAIL : NON MERCI

L’UNEF Grenoble organise une conférence sur le thème de la Loi Travail dans le cadre de la mobilisation pour le retrait de ce projet rétrograde.

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Rendez-vous Mercredi 30 mars dans l’Amphi F (Bâtiment DLST)

– Pour comprendre pourquoi ce projet de loi casse le code du travail et prépare un avenir précaire pour tous et toutes
– Pour comprendre la mobilisation sociale en cours depuis plusieurs semaines (Tous dans la rue le 31/03 ! )
– Pour comprendre pourquoi les étudiant-e-s sont autant concernés que les salarié-e-s

VENEZ VOUS INFORMER ET DÉBATTRE

Avec la participation de

– Elisa Martin (Mairie de Grenoble)

– Annie David (Sénatrice de l’Isère)

– Osez le féminisme 38

– La CGT isère

– des acteurs sociaux syndiqué-e-s et citoyen-ne-s engagé-e-s

Rejoindre l’évènement facebook

 

Loi travail : non merci

L’UNEF Grenoble S’ENGAGE POUR LES JEUNES ET CONTRE LA LOI TRAVAIL

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Le projet de « loi travail » porté par la Ministre Myriam El Khomri et le Premier Ministre Manuel Valls va profondément modifier le Code du Travail protecteur de salariés. Cela aura des conséquences pour chacun d’entre nous, salarié actuel, futur salarié, étudiant-salarié.

 

 

LA PRECARITE A VIE COMME PERSPECTIVE POUR NOTRE GENERATION

Après la précarité dans les études (manque de moyens pour les Universités, 50% d’étudiants obligés de travailler pour financer leurs études, augmentant par-là même leur taux d’échec) et la précarité de l’insertion professionnelle (obligation de multiplier les stages, CDD et emplois précaires avant de trouver un emploi stable). Le gouvernement avec ce projet de loi prépare la précarité de l’ensemble du marché du travail et un recul majeur pour les droits des salariés. La casse du code du travail va désormais laisser le salarié démuni face à l’employeur.

La Loi Travail, c’est des conditions de précarité à vie pour notre génération, portée par un gouvernement qui prétendait pourtant faire de la jeunesse une priorité. A quoi fait face notre génération ? Devoir choisir entre la précarité et le chômage, non merci !

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Travailler plus…

La loi travail, est présentée comme un remède au chômage. Pourtant, cette loi ne réduira pas le chômage. Enlaissant la possibilité aux employeurs de faire travailler plus les salariés, plutôt que d’embaucher on comprend mal comment le chômage peut s’en trouver réduit.  Notamment, la « loi travail » modifie ces plafonds et permet à une entreprise de nous faire travailler jusqu’à 12 heures par jours et 46 heures par semaines ! Les chômeurs seront toujours au chômage mais les salariés seront encore plus sous pression.

Travailler plus, pour gagner moins… !

Jusqu’à présent, chaque heure de travail au-dessus de 35h (la durée légale du temps de travail) est rémunérée avec une majoration de 25%.  La « loi travail » multiplie les dérogations qui permettent d’abaisser la majoration des heures supplémentaires à 10%. Très concrètement, au lendemain de la promulgation de la loi, la rémunération des salariés risque de baisser !

Travailler plus, pour gagner moins, et pour risquer le licenciement !

 La mesure la plus scandaleuse et contestable, qui créait le plafonnement des indemnités prudhommales donc un « droit au licenciement abusif » et des jeunes des salariés jetables, a été abandonné sous la pression de la rue. Néanmoins, plusieurs moyens de licenciement prévus par la Loi Travail doivent encore être combattus. Notamment, la « loi travail » modifie plusieurs dispositions pour faciliter les licenciements : plus besoin de justifier de difficultés économiques, possibilité de licencier un salarié qui refuse de voir baisser son salaire par un accord d’entreprise…

LYCEENS, ETUDIANTS, JEUNES SALARIES NOUS NOUS MOBILISONS POUR NOTRE AVENIR

Face à ce projet de loi rétrograde, la réaction des jeunes ne s’est pas faite attendre. L’UNEF, aux côtés d’autres organisations de jeunesse et syndicats professionnels, s’oppose à ce projet et exige le retrait sans condition du projet de Loi Travail.

Le 9 mars 2016 plus de 500 000 personnes ont manifesté leur opposition sur tout le territoire, dont 100 000 jeunes, étudiant-e-s et lycéen-ne-s, déterminés à s’opposer à ce projet qui ne fera que précariser plus encore les conditions de travail des salariés et futurs salariés. Cette journée qui fut une réussite a inquiété le gouvernement, qui a accepté de recevoir les représentants des organisations de jeunesse. Malheureusement, le dialogue a été plus que restreint. Le désaccord avec le gouvernent est total et de fond et les quelques aménagements obtenus sous la pression ne changent en rien les orientations du projet de loi qui ne répond pas aux aspirations des jeunes. Le projet de loi 2.0 présenté par le gouvernement conserve la même philosophie précarisante : travailler plus, gagner moins, être plus facilement licenciable. Quant à la garantie jeune présentée par le gouvernement, elle n’est qu’un écran de fumée sans que des moyens supplémentaires ne soient accordés.

Le 17 mars 2016 a rassemblé de nouveau 150 000 jeunes à travers toute la France. Une nouvelle journée de mobilisation est prévue le 24 Mars, pour continuer à amplifier le mouvement, pour être écoutés, entendus, et faire bouger les lignes. Le Gouvernement doit retirer son projet, entendre les propositions alternatives portées par les organisations de jeunesse et de salarié-es et en discuter avec elles. Si le début de la mobilisation a permis d’obtenir plusieurs reculs, l’UNEF appelle à continuer la mobilisation de façon massive pour augmenter le rapport de force et obtenir le retrait total du projet. Le 31 mars 2016 l’UNEF appelle également à participer, aux côtés des syndicats professionnels, à la journée de mobilisation nationale appelée par l’intersyndicale au niveau national. Ensemble, obtenons le retrait de la Loi Travail, battons-nous pour acquis sociaux, et conquérons-en de nouveaux !

 

L’UNEF GRENOBLE EN LUTTE

L’UNEF Grenoble s’inscrit au cœur de cette mobilisation pour la défense des droits des salariés, et note l’importance de l’enjeu, quand tant d’étudiants ont un travail à coté de leurs études. De plus, les étudiants d’aujourd’hui étant les salariés demain, ils sont directement concernés par ce projet de casse du code du travail, qui a protégé jusque-là nos ainés.

L’UNEF Grenoble, est donc engagée et fortement mobilisée, aux côtés d’autres organisations de jeunesses et au sein du comité de mobilisation des étudiant-e-s de Grenoble, pour le retrait de la Loi Travail. Un travail de pédagogie est à l’œuvre sur le campus pour informer tous les étudiants de l’enjeu en cours. Nous encourageons tous les étudiants à participer aux Assemblées Générales organisées régulièrement sur le campus, et à joindre leurs forces au comité de mobilisation des étudiant-e-s de Grenoble. Plus nombreux nous serons, plus notre voix pèsera.

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Le 9 mars à Grenoble, plus de 15000 personnes sont descendues dans la rue pour demander le retrait de ce  projet de loi, dont 5000 jeunes. En amont de cette mobilisation, 6 lycées grenoblois étaient bloqués et une première assemblée générale avait réuni 350 à 400 étudiants. Le 17 mars à Grenoble, plus de 2000 jeunes motivés sont à nouveau descendus dans la rue après une Assemblée Générale étudiante, qui avait réuni 500 personnes le lundi 14. Les lycéens, personnels universitaires et étudiants y étaient venus exprimer leur solidarité et leur soutien dans cette action.

L’UNEF Grenoble appelle à la massification du mouvement et s’engage dans la préparation de la mobilisation pour le 24 mars et le 31 mars, à l’appel de l’Intersyndicale nationale.

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COMMENT T’ENGAGER CONTRE LA LOI TRAVAIL ?