Bourse aux livres rentrée 2016

La semaine dernière l’UNEF Grenoble a organisé sa bourse aux livres annuelle, afin de permettre aux étudiant-es de revendre leurs manuels, romans et autres livres, mais aussi et surtout de se fournir à moindre coût en nouveaux livres et manuels. C’est ça la solidarité !

La bourse aux livres s’est déroulée lors de campus en fête à EVE, dans le village d’associations. Une journée très enrichissante!

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L’UNEF appelle les administrateurs de l’Espace Vie étudiante à revenir dans une démarche constructive

Depuis maintenant quelques mois, une opposition entre différents administrateurs de l’association Eponyme a instauré un climat délétère au sein du bâtiment EVE. Jusqu’au dernier conseil des associations, un élu représentait l’UNEF au conseil d’administration. L’UNEF a pourtant été la cible d’attaques diffamantes dans la presse et sur le campus auxquelles il s’agit maintenant de répondre.

Pour rappel, le bâtiment EVE et son modèle de gestion étudiante voit le jour en 2003, dans le prolongement de la réflexion du collectif « Les rEVEurs ». L’UNEF, soutenue par d’autres associations étudiantes, défend et porte alors ce projet, animée par l’intime conviction que c’est aux étudiants de gérer leurs propres affaires.

« Depuis quelques années la structure connaît des difficultés économiques et d’autres liées à son fonctionnement. Les financements publics sont alors loin d’être à la hauteur des missions de service public confiées. Fin 2011, le PRES Université de Grenoble a annoncé vouloir mettre un terme ce modèle gestion étudiante en Délégation de Service Public. Forte de ses élus dans les différentes universités grenobloises et de son poids institutionnel, l’UNEF s’est alors mobilisée pour que le PRES revienne sur cette décision.

L’UNEF a sollicité les différents acteurs impliqués dans le projet et a soumis au vote des motions de soutien dans toutes instances universitaires (CROUS, Universités de Grenoble, CNESER). La pression des étudiants et des collectivités a contraint le PRES à proroger la gestion par Eponyme de six mois, et surtout à renouveler pour une durée de 4 ans la gestion du bâtiment par une délégation de service public.

Alors que de nombreuses avancées ont été acquises, l’UNEF s’inquiète du conflit stérile et personnel entre des administrateurs qui met en danger la crédibilité d’une nouvelle gestion étudiante. L’UNEF appelle donc l’ensemble des administrateurs à revenir dans une logique constructive dans l’intérêt des étudiants. Pour y veiller, l’UNEF continuera à conduire son action pour préserver le modèle de gestion unique que représente EVE.

Par ailleurs, nous n’accepterons pas de nouvelles attaques diffamatoires à l’encontre de la première organisation étudiante. L’UNEF saisira les tribunaux si nécessaire afin de faire valoir son droit.

Gestion étudiante de EVE : le PRES en contradiction

La commission Vie Etudiante du PRES « Université de Grenoble » (composée de représentants étudiants et enseignants des établissements d’enseignement supérieur de l’académie et de représentants des collectivités locales) se réunissait ce lundi 7 novembre à l’université Stendhal-Grenoble 3 pour débattre en premier lieu (et premier point de l’ordre du jour) de l’avenir de l’Espace Vie Étudiante.

Après sept ans de délégation de service public de l’association étudiante Eponyme, cet espace est devenu un exemple de dynamisme et de gestion étudiante reconnu au niveau national, par sa capacité à offrir un service de qualité et à mettre en place de nouveaux services innovants, conformes aux attentes et aspirations des étudiants, participant à faire de Grenoble un campus vivant et attractif.

Pourtant, les présidents des établissements ont annoncé leur volonté de mettre fin à ce modèle de gestion. Ils envisagent de retirer à l’association ses sources d’autofinancement (la gestion du Grand Café) et la maîtrise des emplois (du directeur notamment), lui retirant les marges de manœuvre financière et l’autonomie de fonctionnement, et vidant donc de sa substance la gestion étudiante de EVE.

Les présidents ayant émis une proposition de gestion dans laquelle les emplois sont portés par le PRES (ce qui signifie une perte de leadership pour les étudiants), et le Grand Café géré par un opérateur externe (ce qui revient à supprimer la source principale d’autofinancement pour mener des projets), la commission était invitée à proposer un « modèle alternatif » avec des préalables obligatoires : plus de DSP et plus de gestion étudiante du Grand Café.

Sans qu’il y ait de vote, des interventions de la commission s’est dégagé un large consensus autour du principe selon lequel l’exemplarité du modèle actuel ne justifiait pas d’en changer, sauf à remettre en cause la capacité, la légitimité ou l’expertise des étudiants pour s’occuper eux-mêmes de ce qui les concerne au premier titre, en l’occurrence la vie étudiante. Conception que ne partageait visiblement pas les membres de la commission.

Il en ressort donc que l’avenir de EVE n’est pas encore bien arrêté et que l’élaboration du projet qui sera mis en œuvre après la DSP en mars 2012 est encore à penser et à façonner. La commission Vie Etudiante du PRES nous montre bien que les discussions sont encore possibles et que les étudiants ne sont pas les seuls à revendiquer l’intérêt et la sauvegarde de la gestion étudiante.

Rendez EVE aux étudiants !

La gestion étudiante de EVE est menacée : l’UNEF appelle à la mobilisation

Lundi dernier (10 octobre), le Pôle de Recherche et de l’Enseignement supérieur (PRES) de Grenoble émettait un communiqué justifiant son choix de « ne pas lancer en l’état une nouvelle procédure de DSP [Délégation de Service Public] à l’issue actuelle, en février 2012 » pour la gestion de EVE, l’Espace de Vie Étudiante de Grenoble. Ou, en d’autres termes, de vider EVE de sa gestion étudiante. Face à cette déclaration, l’UNEF appelle à la mobilisation des étudiants, associations et acteurs politiques locaux pour sauver ce « fleuron de la vie étudiante locale ».

EVE, un modèle national de gestion étudiante…
Cela fait maintenant huit ans que EVE, l’Espace de Vie Étudiante de Grenoble, est géré avec brio par l’association étudiante Éponyme. Les Délégations de Service Public émises par les universités ont permis aux étudiants de se saisir d’un des aspects de leur quotidien, la vie associative et culturelle. Non seulement Éponyme a largement rempli ses missions qui lui étaient attribuées, mais elle est allée bien au-delà en ouvrant des services précurseurs (tels qu’une assistance informatique ou un accueil aux étudiants étrangers, repris par la suite par les services des universités) mais également en s’imposant comme un acteur culturel incontournable de l’agglomération.

Ce bilan n’est plus à démontrer : localement comme nationalement, le modèle EVE est présenté par les universités elles-mêmes comme un « fleuron de la vie étudiante » (pour preuve, le communiqué de presse du PRES du 10 octobre).

… qui souffre du désengagement des universités.
De leur côté, depuis plusieurs années, les universités ont su faire preuve d’habileté, d’ingéniosité et de mauvaise foi extraordinaires pour se désengager de leurs responsabilités vis-à-vis de ce lieu. Délais indécents et « erreurs de calcul » dans le versement des subventions, refus de proposer l’adhésion à l’association délégataire sur les chaînes d’inscription, non-indexation des subventions sur l’inflation, et dernièrement prolongation de dernière minute de la délégation sans contrepartie financière et sans prise en considération de la précarité des contrats de travail qui en découlait : les universités de Grenoble ont su s’approprier les résultats d’une gestion à laquelle elles ont sous certains aspects été de bien mauvaises élèves.

Malgré cela, de par sa gestion étudiante menée par Éponyme, EVE a réussi à tenir le cap : dans un contexte financier critique, le bâtiment est resté ouvert aux étudiants jusqu’à l’été 2011 (date prévue de la fin de la délégation de service public) en continuant à offrir un service culturel d’une qualité exceptionnelle, les événements s’y déroulant étant largement relayés par la presse locale. Mais face au refus des universités de répondre à la crise budgétaire, et surtout au coup de grâce qui a été asséné par la prolongation de six mois de la DSP, Éponyme a pris la lourde décision de fermer une partie de ses services.

Aujourd’hui, du fait du désengagement des universités, l’acteur principal de la vie culturelle et associative sur le campus grenoblois, EVE, voit sa qualité de service dramatiquement dégradée…

Les étudiants refusent d’assumer les erreurs des universités !
L’UNEF condamne avec force les déclarations émises par le dernier communiqué du PRES. Le message est triple :

1) Les universités continuent à se dérober de leurs responsabilités : en ne proposant aucune solution financière immédiate pour rouvrir les services de EVE aux étudiants, les universités font le choix de laisser à l’abandon la vie culturelle et associative sur le campus jusqu’en février prochain… et continuent pourtant à se gausser de la qualité de la vie étudiante à Grenoble !

2) Les universités ont choisi de vider EVE de sa gestion étudiante : l’abandon du système de DSP tel qu’évoqué dans le communiqué équivaut non seulement à un refus de la part des universités d’admettre les conséquences de leur politique, mais surtout laisse entendre que la gestion étudiante constitue le problème structurel de EVE. Nous refusons ce report de responsabilité sur les étudiants : si EVE a pu continuer à ouvrir ses portes avec une telle qualité de services, c’est grâce à sa gestion étudiante ; mettre un terme à cette gestion, c’est mettre un terme au projet EVE !

3) Les universités évincent les aspirations étudiantes du projet EVE : nous ne croyons pas aux promesses d’un nouveau projet construit et soutenu communément par les étudiants, les associations et les universités. La commission Vie étudiante du PRES, comprenant en son sein des représentants des universités, des collectivités territoriales et des étudiants, avait formé un groupe de travail chargé d’émettre des propositions sur la suite du projet EVE, en prenant en compte les difficultés auxquelles était confronté l’actuel délégataire. En refusant ces propositions, et en imposant un nouveau modèle de gestion restreignant la participation des étudiants, les universités ont fait le choix de ne pas tenir compte des aspirations étudiantes.

L’UNEF appelle à la mobilisation pour sauver la gestion étudiante de EVE
Le constat est clair : les universités, en s’obstinant dans leur autisme, ont pris le parti d’imposer un projet en contradiction avec les aspirations des étudiants. Aucune solution à court terme n’est proposée, et les perspectives à long terme, en voulant supprimer la gestion étudiante qui faisait la force de EVE, ne permettent d’attendre qu’une dégradation de la vie étudiante, culturelle et associative.

L’UNEF, première organisation étudiante, exige :

la mise en place d’un plan d’urgence par les universités, c’est-à-dire un versement immédiat des sommes manquantes à l’association Éponyme pour lui permettre de combler son déficit et de rouvrir dès maintenant l’ensemble de ses services aux étudiants

– le renouvellement de la Délégation de Service Public garantissant une gestion exclusivement étudiante du bâtiment, avec des financements pérennes adéquats.

Nous appelons l’ensemble des étudiants mais aussi des personnels et représentants politiques, à se mobiliser contre cette décision des universités afin de sauver le projet EVE, modèle de gestion étudiante.

Tous les mercredi à 18h, les usagers du bâtiment (étudiants, associations, spectateurs, clients du Grand Café…) se rassemblent à EVE pour organiser la mobilisation et faire entendre leur voix.