Victoire ! L’UNEF permet aux étudiant-es de l’IAE d’économiser 800€ à la rentrée prochaine

L’UNEF Grenoble, aux côtés des syndicats et association (FSU, CGT, SNPTES, LICORNE), a fait campagne contre les frais d’inscription illégaux pratiqués par l’IAE de Grenoble, et grâce à la mobilisation en conseil, a obtenu leur suppression.

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L’IAE de Grenoble avait déjà été mis en cause à plusieurs reprises pour ses pratiques de frais d’inscription illégaux. Il figurait même en première position, et de loin, sur la liste dressée par l’UNEF chaque année des Universités hors-la-loi vis-à-vis des frais d’inscription illégaux. En effet, l’IAE de Grenoble proposait en plus des frais d’inscription normaux, des frais additionnels de 800€, pour un « accès aux moyens informatiques et audiovisuels », ce qui couvre entre autres, un accès aux emplois du temps en ligne et à la plateforme d’échanges de documents et de rendus de devoirs.

Ces frais, bien qu’annoncés comme « facultatifs », sont en fait indispensables au bon déroulement de l’année universitaire d’un-e étudiant-e. Comme l’IAE l’écrit lui-même sur son site (section FAQ) « Les SSF représentent un confort pédagogique notable et une valeur ajoutée ». L’UNEF, et la loi, considèrent  que les conditions d’étude et les chances de réussite d’un-e étudiant-e qui choisit de ne pas y souscrire (ou ne peut financièrement y souscrire) peuvent être amoindries, ce qui constitue une rupture d’égalité. Par ailleurs, ces frais « facultatifs » exorbitants constituent un facteur de discrimination et de sélection sociale, alors même que l’Université Grenoble Alpes (dont l’IAE fait partie), propose par ailleurs un espace en ligne gratuit et performant.

Après mobilisation syndicale dans les conseils de 13553181_10208777301823411_1524266921_nl’Université, les élu-es UNEF Grenoble ont contribué à la décision de l’Université d’abandonner le vote pour la reconduction de ces frais pour l’année 2016-2017. Grâce à cette campagne victorieuse, les étudiant-es de l’IAE à la rentrée prochaine paieront le tarif normal et national d’inscription à l’Université, et pourront profiter de ces services informatiques et audiovisuels gratuitement, ce qui permet d’une part de rétablir l’égalité entre les étudiant-es au cours de leurs études dans cet établissement, et permet d’autre part aux étudiant-es d’économiser 800€ quand le cout de la vie et la précarité continuent d’augmenter.

Mobilisation contre les frais d’inscriptions illégaux à l’IAE (Institut d’Administration des Entreprises).

Ce Vendredi 20 Mai les étudiants de Grenoble se sont donnés rendez-vous devant les locaux dans lesquels se tenait le Conseil d’Administration de l’Université Grenoble Alpes afin de sensibiliser et interpeller les élu-es sur les pratiques illégales de l’IAE (une de ses composantes) en terme de frais d’inscription, le sujet étant à l’ordre du jour de la réunion.

L‘IAE de Grenoble a déjà été mis en cause à plusieurs reprises pour ses pratiques. Il figure même en première position, et de loin, sur la liste dressée par l’UNEF chaque année des Universités hors-la-loi vis-à-vis des frais d’inscription illégaux.

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Ces frais consistent , en plus du coût de l’inscription, en 800€ supplémentaires pour des « services spécifiques facultatifs ». Comme son nom l’indique l’étudiant n’est pas obligé d’y souscrire, mais comme l’IAE l’écrit lui-même sur son site (section FAQ) « Les SSF représentent un confort pédagogique notable et une valeur ajoutée ». En effet, les 800 euros servent à payer l’accès aux moyens informatiques et audiovisuels ou en d’autres termes, à l’emploi du temps et aux cours en ligne, ainsi qu’à des documents complémentaires, une plate-forme de rendu de devoirs et une banque de stages. En conséquence, les conditions d’étude et les chances de réussite d’un étudiant qui choisit de ne pas y souscrire peuvent être amoindries, ce qui constitue une rupture d’égalité entre les étudiants.

Étant ainsi indispensables au bon suivi de la formation, de tels frais ne peuvent être considérés dans les faits comme facultatifs. Pourtant la loi précise bien qu’il faut que les redevances complémentaires soient « facultatives et clairement identifiées, qu’elles soient perçues en échange de prestations effectivement rendues aux usagers, et que leur non-paiement ne puisse écarter l’étudiant du cursus qu’il souhaite poursuivre» (réponse du Ministre de l’éducation à Mr. Jean-Louis Masson,p. 2988, JO sénat du 17/11/2005).

L’UNEF Grenoble, alliée à l’association LICORNE et aux syndicats CGT et FSU, interpelle dont les élus du CA de l’UGA, face aux pratiques illégales et inégalitaires de l’IAE, et questionne par ailleurs la pertinence de l’existence de ces services informatiques payants propres à l’IAE, quand l’UGA dispose déjà de tels services informatiques, et a mis en place un environnement numérique de travail.

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