Bilan sélection et capacité d’acceuil pour la rentrée 2016 [Communiqué National]

Le ministère de l’Enseignement Supérieur annonce que, le 14 juillet dernier, plus de 62 000 étudiants sont toujours sans inscription pour la rentrée 2016. Après la troisième phase d’APB plusieurs milliers de bacheliers sont donc toujours dans l’incertitude de pouvoir continuer leurs études dans la formation de leur choix !

L’UNEF s’inquiète de l’avenir de tous ces jeunes obligés de renoncer à l’enseignement supérieur ou contraints de s’orienter par défaut avec un échec universitaire à la clé. Nous ne pouvons nous satisfaire de cette situation.

>> Lire le dossier SOS inscription 2016 <<

 

Des capacités d’accueil encore insuffisantes

L’UNEF recense 37 universités qui déclarent limiter les inscriptions dans au moins une filière de leur université. Ce chiffre révèle la tension encore présente cette année pour l’inscription des bacheliers. Face à l’augmentation du nombre de bacheliers et à la pénurie budgétaire qui s’est installée depuis des années, les universités ferment leurs portes.

La procédure complémentaire doit permettre aux bacheliers d’obtenir l’inscription de leur choix

Les recteurs et les universités doivent prendre leurs responsabilités et ouvrir de nouvelles places dans les filières demandées, en dépassant les capacités d’accueil initialement fixées. Cela doit permettre aux étudiants de pouvoir trouver une inscription en cohérence avec leurs choix d’orientation pour la rentrée 2016.

Sélection illégale, le gouvernement doit mettre fin à ces pratiques

Plus de 336 formations de licence sont illégalement sélectives. L’UNEF rappelle que le code de l’éducation garantit le libre accès au premier cycle à tous les titulaires d’un baccalauréat.

Les universités qui font le choix de ne prendre que les meilleurs bacheliers laissent les autres à la porte de l’Enseignement Supérieur et les empêche de pouvoir continuer leurs études.

L’UNEF demande au gouvernent, à travers les rectorats et les présidences d’université, de prendre ses responsabilités, il doit s’engager à garantir à chacun une inscription dans la filière de son choix pour la rentrée 2016.

L’UNEF demande au Ministère de rappeler les universités à l’ordre afin de mettre fin à toutes les pratiques de sélection illégale.

L’UNEF réclame un investissement budgétaire d’1 milliard d’euros, fléché à destination des premiers cycles pour garantir des bonnes conditions d’accueil et de réussite aux étudiants.

L’UNEF obtient un gel historique des tarifs à la rentrée ! [Communiqué National]

Le gouvernement a annoncé le gel du prix du ticket RU à 3.25€, celui de la cotisation à la sécurité sociale et des frais d’inscriptions.

L’UNEF se félicite de ces mesures d’ampleurs. Alors que les étudiants connaissent la précarité au quotidien, il aurait été insupportable de les faire payer davantage en cette rentrée universitaire.

Un gel historique du ticket RU, qui doit entrainer un ré-investissement dans les CROUS

L’UNEF obtient pour la première fois du quinquennat le gel du prix du restaurant universitaire. Alors que les CROUS connaissent des coupes budgétaires sans précédent dans leur budget, l’UNEF refuse que cela se répercute par une augmentation des tarifs qui viendrait prendre directement dans la poche des étudiants. Cette décision historique, obtenue par la mobilisation des étudiants, permet de ne pas faire peser, une nouvelle année, le poids des économies budgétaires sur le dos des étudiant-e-s. La restauration universitaire du CROUS doit rester un service de restauration sociale de qualité ne pesant pas sur le budget des étudiant-e-s.

L’UNEF appelle le gouvernement à ré-investir dans le réseau des œuvres à la hauteur de ses besoins, afin de lui permettre de mener à bien ses missions sociales à destination des étudiant-e-s.

Un gel des frais d’inscriptions : une mesure importante qui doit en appeler d’autres

Face à la situation budgétaire alarmante des universités, l’UNEF refuse que les étudiants soient la variable d’ajustement. Pour la deuxième année consécutive, l’UNEF gagne le gel des frais d’inscriptions à l’université. Cela est une bonne nouvelle pour le portefeuille des étudiants. Il aurait été inadmissible que les étudiants subissent les conséquences du manque de moyens alloués au service public d’enseignement supérieur.

Le gouvernement doit prendre ses responsabilités pour répondre à la pénurie budgétaire que connaisse les universités. Une augmentation du budget de l’enseignement supérieur est nécessaire pour assurer des bonnes conditions d’études aux étudiants dès la rentrée universitaire.

Une réponse nécessaire à la précarité des jeunes

Depuis 4 mois les jeunes se mobilisent contre la précarité qu’ils vivent au quotidien.  Alors que 19% des étudiant-e-s vivent dans la pauvreté, que plus de 50% sont obligés de se salarier pour subvenir à leurs besoins, ou encore que 60% d’entre eux sont exclus du système de bourse, il est urgent d’agir.

L’UNEF demande au gouvernement de prendre la mesure de la situation à travers :

-L’ouverture de négociations sur la vie étudiante pour un nouvel investissement afin d’améliorer concrètement le quotidien des étudiants.

-Un nouvel investissement dans le système de bourses afin de mettre un frein à la précarité quotidienne que vivent les jeunes

-Un plan pluriannuel de financement pour assurer l’accès des jeunes à l’enseignement supérieur dans de bonnes conditions.

Campagne SOS inscriptions 2016

L’UNEF Grenoble félicite les nouveaux et nouvelles bachelières 2016 et leur souhaite la bienvenue dans l’Enseignement Supérieur.

Nous serons présent-es dès demain sur le campus de l’Université de Grenoble Alpes pour accueillir les primo-entrant-es venu-es finaliser leur inscription sur place (l’inscription commence en ligne : suivre la procédure ici)

IMG_20160703_084636

Sur toute cette période d’inscription (jusqu’à la mi juillet et de fin aout à début septembre), nous nous tenons à disposition pour accompagnement lors de leur inscription dans l’enseignement supérieur, et notamment pour tout problème relatif :

  • Aux illégalités de frais d’inscription ou de sélection à l’entrée d’une filière (lire vos droits)
  • A l’attribution de bourses et logements CROUS (lire vos droits)

Contactez-nous en direct lors de la tenue de nos tables sur le campus pendant les journées d’inscription, ou bien par email à unef.grenoble@gmail.com et SOSinscription@unef.fr

Par ailleurs, nous rappelons que, cette année encore, la démographie provoque une forte hausse des demandes d’inscription, 22 000 supplémentaires par rapport à 2015, à laquelle le service public d’enseignement supérieur devra répondre. Le syndicat étudiant rappelle que c’est la question budgétaire qui est au cœur de la multiplication des problèmes d’inscriptions ces dernières années. Le code de l’éducation garantit un droit d’inscription à l’université pour tous les bacheliers mais, faute de moyens pour répondre à la hausse des effectifs, les établissements referment leur portes et multiplient les pratiques de sélection illégale. Derrières les statistiques, des jeunes voient leur projet d’étude remis en cause où sont contraints de s’orienter par défaut avec l’échec universitaire à la clef. L’UNEF revendique un investissement budgétaire en premier cycle  à la hauteur de l’évolution démographique pour garantir le droit aux études de notre génération.

Enfin, parce que étudier c’est avoir des droits, être à l’UNEF, c’est les défendre. L’engagement collectif est notre force et notre moyen d’action pour faire avancer les droits des étudiant-es. T’engager à nos côtés, c’est nous aider à informer et défendre les étudiant-es de l’Université Grenoble Alples sur leurs droits, c’est aussi nous aider à peser nationalement pour la défense et la conquête de nouveaux droits.

Victoire ! L’UNEF permet aux étudiant-es de l’IAE d’économiser 800€ à la rentrée prochaine

L’UNEF Grenoble, aux côtés des syndicats et association (FSU, CGT, SNPTES, LICORNE), a fait campagne contre les frais d’inscription illégaux pratiqués par l’IAE de Grenoble, et grâce à la mobilisation en conseil, a obtenu leur suppression.

13250584_1419591878070986_963068776_n

L’IAE de Grenoble avait déjà été mis en cause à plusieurs reprises pour ses pratiques de frais d’inscription illégaux. Il figurait même en première position, et de loin, sur la liste dressée par l’UNEF chaque année des Universités hors-la-loi vis-à-vis des frais d’inscription illégaux. En effet, l’IAE de Grenoble proposait en plus des frais d’inscription normaux, des frais additionnels de 800€, pour un « accès aux moyens informatiques et audiovisuels », ce qui couvre entre autres, un accès aux emplois du temps en ligne et à la plateforme d’échanges de documents et de rendus de devoirs.

Ces frais, bien qu’annoncés comme « facultatifs », sont en fait indispensables au bon déroulement de l’année universitaire d’un-e étudiant-e. Comme l’IAE l’écrit lui-même sur son site (section FAQ) « Les SSF représentent un confort pédagogique notable et une valeur ajoutée ». L’UNEF, et la loi, considèrent  que les conditions d’étude et les chances de réussite d’un-e étudiant-e qui choisit de ne pas y souscrire (ou ne peut financièrement y souscrire) peuvent être amoindries, ce qui constitue une rupture d’égalité. Par ailleurs, ces frais « facultatifs » exorbitants constituent un facteur de discrimination et de sélection sociale, alors même que l’Université Grenoble Alpes (dont l’IAE fait partie), propose par ailleurs un espace en ligne gratuit et performant.

Après mobilisation syndicale dans les conseils de 13553181_10208777301823411_1524266921_nl’Université, les élu-es UNEF Grenoble ont contribué à la décision de l’Université d’abandonner le vote pour la reconduction de ces frais pour l’année 2016-2017. Grâce à cette campagne victorieuse, les étudiant-es de l’IAE à la rentrée prochaine paieront le tarif normal et national d’inscription à l’Université, et pourront profiter de ces services informatiques et audiovisuels gratuitement, ce qui permet d’une part de rétablir l’égalité entre les étudiant-es au cours de leurs études dans cet établissement, et permet d’autre part aux étudiant-es d’économiser 800€ quand le cout de la vie et la précarité continuent d’augmenter.

Mobilisation contre les frais d’inscriptions illégaux à l’IAE (Institut d’Administration des Entreprises).

Ce Vendredi 20 Mai les étudiants de Grenoble se sont donnés rendez-vous devant les locaux dans lesquels se tenait le Conseil d’Administration de l’Université Grenoble Alpes afin de sensibiliser et interpeller les élu-es sur les pratiques illégales de l’IAE (une de ses composantes) en terme de frais d’inscription, le sujet étant à l’ordre du jour de la réunion.

L‘IAE de Grenoble a déjà été mis en cause à plusieurs reprises pour ses pratiques. Il figure même en première position, et de loin, sur la liste dressée par l’UNEF chaque année des Universités hors-la-loi vis-à-vis des frais d’inscription illégaux.

universite-france-11216033dqlth

Ces frais consistent , en plus du coût de l’inscription, en 800€ supplémentaires pour des « services spécifiques facultatifs ». Comme son nom l’indique l’étudiant n’est pas obligé d’y souscrire, mais comme l’IAE l’écrit lui-même sur son site (section FAQ) « Les SSF représentent un confort pédagogique notable et une valeur ajoutée ». En effet, les 800 euros servent à payer l’accès aux moyens informatiques et audiovisuels ou en d’autres termes, à l’emploi du temps et aux cours en ligne, ainsi qu’à des documents complémentaires, une plate-forme de rendu de devoirs et une banque de stages. En conséquence, les conditions d’étude et les chances de réussite d’un étudiant qui choisit de ne pas y souscrire peuvent être amoindries, ce qui constitue une rupture d’égalité entre les étudiants.

Étant ainsi indispensables au bon suivi de la formation, de tels frais ne peuvent être considérés dans les faits comme facultatifs. Pourtant la loi précise bien qu’il faut que les redevances complémentaires soient « facultatives et clairement identifiées, qu’elles soient perçues en échange de prestations effectivement rendues aux usagers, et que leur non-paiement ne puisse écarter l’étudiant du cursus qu’il souhaite poursuivre» (réponse du Ministre de l’éducation à Mr. Jean-Louis Masson,p. 2988, JO sénat du 17/11/2005).

L’UNEF Grenoble, alliée à l’association LICORNE et aux syndicats CGT et FSU, interpelle dont les élus du CA de l’UGA, face aux pratiques illégales et inégalitaires de l’IAE, et questionne par ailleurs la pertinence de l’existence de ces services informatiques payants propres à l’IAE, quand l’UGA dispose déjà de tels services informatiques, et a mis en place un environnement numérique de travail.

13262280_1419315624765278_983803678_o