Pour l’accueil des migrants sur le campus et contre le Fhaine

Depuis notre communiqué posté il y a deux semaines, les migrants attendus dans la tour ARPEJ sont arrivés. A cette occasion deux évènements importants cette semaine contre la haine et la xénophobie :

  • Demain, un goûté d’accueil est organisé devant la tour à 15h30 entre autre par le Reseau UniversitéSans Frontière (RUSF) de l’Isère. Viens participer et démontrer que la solidarité prime sur la haine que certains véhiculent !

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  • Vendredi, face à l’extrême droite, au Fhaine qui veulent organiser une manifestation contre les migrants, l’inter-organisation appelle à une manifestation de soutien , contre la haine et la xénophobie. RDV vendredi après midi devant la BU droit lettres sur le campus

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Accueil de migrants sur le campus grenoblois !

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L’UNEF Grenoble salue l’initiative d’accueil temporaire de migrants et du dispositif d’accompagnement mis en place sur le campus ainsi que l’engagement de la communauté universitaire. Cette annonce lors de la réunion publique du 10 octobre à l’amphi Weil a aussi été saluée par les nombreux étudiants, personnels et enseignants présents.
Nous sommes loin d’un sentiment de peur comme voudraient nous le faire croire les responsables de l’UNI Grenoble et des Jeunes Républicains de l’Isère. Leur lettre ouverte au préfet de l’Isère parue la semaine dernière appelle une réponse tant les propos laissent interrogateurs.
1) Les deux responsables, portant la voix de leur organisation démontrent de façon tautologique que « jusqu’à ce que leur demande d’asile soit étudiée et acceptée, [ils seront] des étrangers en situation irrégulière ».
–> Oui les personnes qui seront accueillies sont là de façon provisoire, le temps que leur demande d’asile soit étudiée (pas plus de 3 à 6mois) et donc seront en attendant par définition en situation irrégulière sur cette période. La demande d’asile est un droit. Seulement au lieu d’être retenus dans des camps ou des lieux insalubres et inhumains, ils pourront vivre pendant quelques temps dans des conditions décentes. Quant à leur nombre, rapporté au nombre total de la population iséroise ou même grenobloise, il est infime.
2) Les deux signataires de la lettre ouverte semblent également s’étonner que « seulement un faible pourcentage viendrait de Syrie ».
–> Oui les personnes qui seront accueillies ne viennent pas forcément de Syrie. Aussi tragique que soit la situation syrienne, ce n’est malheureusement pas le seul pays dans le monde où les citoyens sont obligés de fuir pour espérer mener une vie meilleure ailleurs sans avoir à subir, guerre, famine ou dictature. Précisément, les migrants accueillis viendraient d’Erythrée et d’Afghanistan, un pays en proie à une dictature sanglante, et un autre à une guerre de longue date.
3) Par ailleurs, l’UNI Grenoble et les Jeunes Républicains de l’Isère font preuves d’irresponsabilité. Ils agitent la peur en suggérant que ce ne sont pas des migrants au parcours de vie chaotique et à la recherche d’un avenir, qui seront accueillis sur le campus, mais forcément des agresseurs en puissance, car « des hommes seuls » peuvent « représenter un danger pour les citoyens ».
–> Oui les personnes qui seront accueillies seront des hommes seuls, parce que les locaux disponibles ne permettent pas d’accueillir des familles. Et oui ils seront libres de leurs mouvements parce qu’ils ne sont ni prisonniers ni coupables de quelconque comportement répréhensible, mais dans une situation transitoire, à la recherche d’une vie plus stable loin du malheur qui a causé leur départ de leur pays d’origine.. Or c’est une réalité que les attaques anti migrants se répandent. Récemment, des coups de feu et des inscriptions hostiles ont été observés dans le second site isérois destiné à accueillir les migrants, mais aussi dans un centre similaire en Loire-Atlantique et un incendie volontaire en Essonne.
Nous regrettons que l’UNI et les Jeunes Républicains tentent d’opposer les uns contre les autres les migrants et les étudiants, qui seraient selon leurs dires lésés par cette initiative. En réalité la tour ARPEJ sur le campus qui logera les migrants n’accueillait déjà plus d’étudiants, car si le lieu est aux normes de sécurité il est prévu de le détruire car son architecture est obsolète (toilettes et douches communes). Il était donc disponible pour une période temporaire pour accueillir cette initiative, même pour des individus qui ne peuvent pour le moment ni étudier ni travailler du fait de leur statut.
D’autres part, ces organisations ont beau jeu de « défendre » ici les étudiants qui luttent financièrement pour pouvoir accomplir leurs études, alors que par ailleurs, elles militent pour l’abolition du système d’aide social pour les étudiants et la mise en place de sélection.
A la lecture de cette lettre nous ne pouvons que conseiller à l’UNI Grenoble et aux Jeunes Républicains de l’Isère de réfléchir sur les motivations de ces réfugiés et demandeurs d’asile de quitter leur pays, de se souvenir de la propre histoire migratoire européenne et de s’interroger sur le message que leurs propos accusateurs véhiculent aux migrants passés, présents et futurs.
Pour notre part, ce n’est pas de cette société méfiante et fermée que nous voulons.
UNEF Grenoble

Quand rentrée universitaire rime avec galère (Rentrée 2016-2017)

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L’UNEF Grenoble souhaite une bonne rentrée et de la réussite à toutes et tous les primo entrant-e de l’Enseignement Supérieur sur le Campus de Grenoble, ainsi qu’à toutes et tous les ancien-nes étudiant-es qui viennent poursuivre leurs études.

C’est l’heure de la rentrée syndicale et en cette rentrée, notre première campagne a but but de pointer toutes les galères que rencontrent les étudiant-es sur le plan financier et administratif. Une rentrée, ça coûte cher ! Et c’est pour ça que l’UNEF se bat par exemple pour la gratuité des transports, ou le développement du système de bourse. Pour en savoir plus  :

>>Lire notre tract Campagne de rentrée 2016<<

Et pour tout problème rencontré, l’UNEF est là pour te conseiller !

Unef.grenoble@gmail.com

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Loi Travail : 4 mois plus tard, toujours Non Merci !

Quatre mois de mobilisation déterminée (9mars-5juillet)
Cela fait maintenant près de quatre mois que la mobilisation contre la Loi Travail a commencé, et que nous sommes mobilisés aux côtés des syndicats professionnels et des autres organisations de jeunesse, pour le retrait sans condition de ce texte. Le projet de loi a rencontré une opposition d’ampleur et déterminée. Plus de 70% des français y sont opposés, 1,3 millions de personnes ont signé la pétition en ligne LoiTravailNonMerci, et autant sont descendus dans la rue pour faire entendre leur voix. Le 31 mars et le 14 juin ont constitué des journée de mobilisation d’ampleur avec plus d’un million de manifestants partout en France. Entre ces temps forts, la mobilisation est restée constante avec, à Grenoble, toutes les semaines, des manifestations entre 3000 et 5000 personnes depuis le 31 mars jusqu’à début juillet.
Motivé-es contre la précarité à vie #LoiTravailNonMerci
En effet, ce projet, s’il était adopté, entrainerait une augmentation de la précarité et une dégradation des conditions de travail (augmentation du temps de travail, baisse des salaires, risque de licenciement plus grand et fin de l’égalité entre les travailleurs avec des règles variables selon les entreprises). En tant que jeunes, nous sommes déjà confrontés à la précarité (50% des étudiants sont obligé de travailler pour financer leurs études, et il y a un taux de chômage de 25% chez les jeunes à leur entrée sur le marché du travail). Nous ne voulons pas d’une précarité à vie et de cette régression de droits issus de décennies de conquêtes sociales. Ce sont nos droits et notre avenir qui sont en jeu, d’où notre engagement contre la Loi Travail.
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Le mépris et le déni de démocratie du gouvernement  #Alerte49-3
Face à notre détermination, le gouvernement est resté sourd. Pire, il pratique le déni de démocratie, en passant en force, quand il fait le choix d’utiliser le 49-3 à l’Assemblée début mai. En forçant l’adoption du texte, il a fait aveu de faiblesse en démontrant son incapacité à rassembler sa propre majorité. Nous condamnons cet acte antidémocratique qui nie toute possibilité de dialogue social et qui participe à l’augmentation des tensions dans le pays. Après un passage au Sénat, où les sénateurs de droite en ont profité pour retravailler le texte dans une optique toujours plus libérale, le texte doit revenir à l’Assemblée début juillet, et Manuel Valls a prévu d’utiliser le 49-3 de nouveau pour expédier l’adoption du texte. Nous le répétons, bien que légal (mais à vocation exceptionnelle), l’utilisation de cet outil parlementaire constitue un coup porté 1° à la démocratie parlementaire, le gouvernement choisissant de passer outre le débat parlementaire et outre les élus, 2° à la démocratie citoyenne, le gouvernement choisissant de faire le sourd face à quatre mois de mobilisation, et 3/4 de la population déclarant leur opposition au texte, et à l’utilisation du 49-3, 3° à des décennies de conquêtes avec la casse du code du travail (créé en 1910).
La mobilisation paye et doit continuer
Cependant, face au poids de la mobilisation, le gouvernement a fait quelques concessions en marge de la Loi Travail, notamment à l’égard de la jeunesse, qui représentent un investissement de 500 millions d’euros. Parmi les victoires arrachées par les étudiants figurent notamment des augmentations de bourses (tous les étudiants échelon 0 recevront 100€ par mois), et la création d’une « aide à la recherche du premier emploi » (maintien de la bourse étudiante 4 mois après l’obtention du diplôme). Ces avancées sont un premier pas, néanmoins nous devons rester vigilants pour que les annonces se concrétisent. Ces avancées sont également la preuve que la mobilisation paye, et qu’il faut continuer à se battre puisque le cœur du projet de loi n’a par contre pas évolué et représente toujours un énorme recul des droits des travailleurs.

 

Revue de Presse : l’UNEF Grenoble contre la Loi Travail

>> Bilan revue de presse nationale (mars-juin2016) <<

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Revue de presse locale

  • Reprise de notre communiqué sur les fouilles de syndicalistes à l’entrée des manifestations par le Dauphiné Libéré du 18 mai

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  • Interview pour FR3 Alpes du 12 mai pour l’édition de midi (0:55) :
  • Intervention dans M6 du 12 mai pour le 12/45 (2:25)
  • Interview pour le Dauphiné libéré du 6 avril

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  • Reprise de notre communiqué du 31 mars sur les violences policières par Fr3 Alpes
  • Article dans le Dauphiné Libéré, le 17 mars 2016, l’Unef Grenoble aux cotés des organisations de jeunesse du campus, mobilisés ensemble.IMG_20160317_114248
  • Interview pour Place Gre’net dans la manifestation du 17 mars 2016
  • Article dans le Dauphiné Libéré, le 8 mars 2016, sur l’Assemblée Générale organisée  à l’initiative  des différentes organisations de jeunesse du campus.

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  • Interview pour France Bleu Isère le 8 mars
  • Article dans le Dauphiné Libéré, le 5 mars 2016, sur l’inter-organisation des jeunes mobilisés contre la loi travail.

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  • Invitation sur le plateau de France 3 Alpes (à partir 3’20) le 4 mars 2016

 

Premières victoires des jeunes, continuons la mobilisation pour le retrait de la loi travail !

Cela fait maintenant un mois que les jeunes, partout en France, sont mobilisés pour le retrait de la loi travail et pour imposer leurs revendications contre la précarité pendant la formation, l’insertion et sur le marché du travail. Nous avons multiplié les assemblées générales, les actions coup de poing et les manifestations, avec un pic d’affluence le 31 mars avec plus de 1,2 millions de personnes dans la rue. A Grenoble, nous étions 35 000 dont 7 000 jeunes. Le gouvernement est maintenant obligé de nous répondre. C’est bien la preuve que le rapport de force créé par la contestation dans la rue est le meilleur moyen pour imposer la « priorité jeunesse ».
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Ce lundi 11 avril, l’UNEF a en effet obtenu un plan d’investissement massif de 500 millions d’euros, comprenant :
  • Une aide à la recherche au premier emploi permettant la prolongation des bourses étudiantes de 4 mois après obtention du diplôme et une aide pour les titulaires d’un CAP ou d’un BAC pro.
  • Une sur-cotisation des CDD pour pénaliser l’emploi précaire et favoriser l’embauche en CDI.
  • L’ouverture de 2000 places en BTS par an pendant 5 ans pour lutter contre le manque de place dans la formation professionnelle
  • L’augmentation des bourses pour 28 000 étudiants par le passage de l’échelon 0 à l’échelon 0bis (soit une aide supplémentaire de 1000 € par an) et la revalorisation de 10% des bourses du secondaire.
  • L’augmentation de la rémunération des apprentis avec une première hausse de la rémunération de 400 € par an pour les moins de 21 ans
  • L’extension de la CMU C aux jeunes en situation de rupture familiale.
Ces premières victoires sont d’autant plus de raisons de rester mobilisés pour le retrait du projet de loi travail. La mobilisation conjointe des jeunes et des salariés a une première fois fait bouger le gouvernement, c’est un point d’appui pour continuer la bataille contre un projet de loi toujours aussi dangereux et néfaste pour les jeunes. Il offre comme horizon à notre génération l’affaiblissement du CDI, de nos protections sur le marché du travail. Nous refusons de devoir négocier la valeur de nos diplômes et nos conditions de travail entreprise par entreprise.
L’UNEF Grenoble appelle les étudiant-e-s à rester mobilisé-e-s pour le 28 avril, prochaine journée de grève et de manifestation interprofessionnelle. D’ici là nous appelons les jeunes à investir les « nuits debout » se tenant tous les soirs devant la MC2 à Grenoble, pour montrer que l’on reste mobilisé-e-s en attendant de réinvestir le campus dès la rentrée!

Conférence Loi Travail Non Merci – 30/03 Campus Amphi F (DLST)

**Ouvert à tous et toutes et entrée libre.
Etudiant-e-s, Salarié-e-s, Citoyen-ne-s**

Rejoindre l’évenement facebook

LOI TRAVAIL : NON MERCI

L’UNEF Grenoble organise une conférence sur le thème de la Loi Travail dans le cadre de la mobilisation pour le retrait de ce projet rétrograde.

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Rendez-vous Mercredi 30 mars dans l’Amphi F (Bâtiment DLST)

– Pour comprendre pourquoi ce projet de loi casse le code du travail et prépare un avenir précaire pour tous et toutes
– Pour comprendre la mobilisation sociale en cours depuis plusieurs semaines (Tous dans la rue le 31/03 ! )
– Pour comprendre pourquoi les étudiant-e-s sont autant concernés que les salarié-e-s

VENEZ VOUS INFORMER ET DÉBATTRE

Avec la participation de

– Elisa Martin (Mairie de Grenoble)

– Annie David (Sénatrice de l’Isère)

– Osez le féminisme 38

– La CGT isère

– des acteurs sociaux syndiqué-e-s et citoyen-ne-s engagé-e-s

Rejoindre l’évènement facebook

 

Loi travail : non merci

L’UNEF Grenoble S’ENGAGE POUR LES JEUNES ET CONTRE LA LOI TRAVAIL

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Le projet de « loi travail » porté par la Ministre Myriam El Khomri et le Premier Ministre Manuel Valls va profondément modifier le Code du Travail protecteur de salariés. Cela aura des conséquences pour chacun d’entre nous, salarié actuel, futur salarié, étudiant-salarié.

 

 

LA PRECARITE A VIE COMME PERSPECTIVE POUR NOTRE GENERATION

Après la précarité dans les études (manque de moyens pour les Universités, 50% d’étudiants obligés de travailler pour financer leurs études, augmentant par-là même leur taux d’échec) et la précarité de l’insertion professionnelle (obligation de multiplier les stages, CDD et emplois précaires avant de trouver un emploi stable). Le gouvernement avec ce projet de loi prépare la précarité de l’ensemble du marché du travail et un recul majeur pour les droits des salariés. La casse du code du travail va désormais laisser le salarié démuni face à l’employeur.

La Loi Travail, c’est des conditions de précarité à vie pour notre génération, portée par un gouvernement qui prétendait pourtant faire de la jeunesse une priorité. A quoi fait face notre génération ? Devoir choisir entre la précarité et le chômage, non merci !

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Travailler plus…

La loi travail, est présentée comme un remède au chômage. Pourtant, cette loi ne réduira pas le chômage. Enlaissant la possibilité aux employeurs de faire travailler plus les salariés, plutôt que d’embaucher on comprend mal comment le chômage peut s’en trouver réduit.  Notamment, la « loi travail » modifie ces plafonds et permet à une entreprise de nous faire travailler jusqu’à 12 heures par jours et 46 heures par semaines ! Les chômeurs seront toujours au chômage mais les salariés seront encore plus sous pression.

Travailler plus, pour gagner moins… !

Jusqu’à présent, chaque heure de travail au-dessus de 35h (la durée légale du temps de travail) est rémunérée avec une majoration de 25%.  La « loi travail » multiplie les dérogations qui permettent d’abaisser la majoration des heures supplémentaires à 10%. Très concrètement, au lendemain de la promulgation de la loi, la rémunération des salariés risque de baisser !

Travailler plus, pour gagner moins, et pour risquer le licenciement !

 La mesure la plus scandaleuse et contestable, qui créait le plafonnement des indemnités prudhommales donc un « droit au licenciement abusif » et des jeunes des salariés jetables, a été abandonné sous la pression de la rue. Néanmoins, plusieurs moyens de licenciement prévus par la Loi Travail doivent encore être combattus. Notamment, la « loi travail » modifie plusieurs dispositions pour faciliter les licenciements : plus besoin de justifier de difficultés économiques, possibilité de licencier un salarié qui refuse de voir baisser son salaire par un accord d’entreprise…

LYCEENS, ETUDIANTS, JEUNES SALARIES NOUS NOUS MOBILISONS POUR NOTRE AVENIR

Face à ce projet de loi rétrograde, la réaction des jeunes ne s’est pas faite attendre. L’UNEF, aux côtés d’autres organisations de jeunesse et syndicats professionnels, s’oppose à ce projet et exige le retrait sans condition du projet de Loi Travail.

Le 9 mars 2016 plus de 500 000 personnes ont manifesté leur opposition sur tout le territoire, dont 100 000 jeunes, étudiant-e-s et lycéen-ne-s, déterminés à s’opposer à ce projet qui ne fera que précariser plus encore les conditions de travail des salariés et futurs salariés. Cette journée qui fut une réussite a inquiété le gouvernement, qui a accepté de recevoir les représentants des organisations de jeunesse. Malheureusement, le dialogue a été plus que restreint. Le désaccord avec le gouvernent est total et de fond et les quelques aménagements obtenus sous la pression ne changent en rien les orientations du projet de loi qui ne répond pas aux aspirations des jeunes. Le projet de loi 2.0 présenté par le gouvernement conserve la même philosophie précarisante : travailler plus, gagner moins, être plus facilement licenciable. Quant à la garantie jeune présentée par le gouvernement, elle n’est qu’un écran de fumée sans que des moyens supplémentaires ne soient accordés.

Le 17 mars 2016 a rassemblé de nouveau 150 000 jeunes à travers toute la France. Une nouvelle journée de mobilisation est prévue le 24 Mars, pour continuer à amplifier le mouvement, pour être écoutés, entendus, et faire bouger les lignes. Le Gouvernement doit retirer son projet, entendre les propositions alternatives portées par les organisations de jeunesse et de salarié-es et en discuter avec elles. Si le début de la mobilisation a permis d’obtenir plusieurs reculs, l’UNEF appelle à continuer la mobilisation de façon massive pour augmenter le rapport de force et obtenir le retrait total du projet. Le 31 mars 2016 l’UNEF appelle également à participer, aux côtés des syndicats professionnels, à la journée de mobilisation nationale appelée par l’intersyndicale au niveau national. Ensemble, obtenons le retrait de la Loi Travail, battons-nous pour acquis sociaux, et conquérons-en de nouveaux !

 

L’UNEF GRENOBLE EN LUTTE

L’UNEF Grenoble s’inscrit au cœur de cette mobilisation pour la défense des droits des salariés, et note l’importance de l’enjeu, quand tant d’étudiants ont un travail à coté de leurs études. De plus, les étudiants d’aujourd’hui étant les salariés demain, ils sont directement concernés par ce projet de casse du code du travail, qui a protégé jusque-là nos ainés.

L’UNEF Grenoble, est donc engagée et fortement mobilisée, aux côtés d’autres organisations de jeunesses et au sein du comité de mobilisation des étudiant-e-s de Grenoble, pour le retrait de la Loi Travail. Un travail de pédagogie est à l’œuvre sur le campus pour informer tous les étudiants de l’enjeu en cours. Nous encourageons tous les étudiants à participer aux Assemblées Générales organisées régulièrement sur le campus, et à joindre leurs forces au comité de mobilisation des étudiant-e-s de Grenoble. Plus nombreux nous serons, plus notre voix pèsera.

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Le 9 mars à Grenoble, plus de 15000 personnes sont descendues dans la rue pour demander le retrait de ce  projet de loi, dont 5000 jeunes. En amont de cette mobilisation, 6 lycées grenoblois étaient bloqués et une première assemblée générale avait réuni 350 à 400 étudiants. Le 17 mars à Grenoble, plus de 2000 jeunes motivés sont à nouveau descendus dans la rue après une Assemblée Générale étudiante, qui avait réuni 500 personnes le lundi 14. Les lycéens, personnels universitaires et étudiants y étaient venus exprimer leur solidarité et leur soutien dans cette action.

L’UNEF Grenoble appelle à la massification du mouvement et s’engage dans la préparation de la mobilisation pour le 24 mars et le 31 mars, à l’appel de l’Intersyndicale nationale.

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COMMENT T’ENGAGER CONTRE LA LOI TRAVAIL ?

Face à la crise, priorité à l’éducation !

La crise économique n’est pas seulement une histoire de dettes, de AAA ou de règle d’or. Pour nous, la crise c’est avant tout plus de difficultés au quotidien et plus d’inquiétudes pour notre avenir.

Avec 25% de chômage chez les jeunes, le diplôme est devenu une arme indispensable pour espérer trouver un emploi à la hauteur de nos attentes, faire des projets de vie mais aussi tirer l’ensemble de la société vers le haut. 

Plutôt que de faire le pari de l’avenir en garantissant à chacun d’entre nous un droit aux études, le gouvernement préfère engager le pays sur la voie de la rigueur et de l’austérité. Faire des économies sur l’éducation, c’est renoncer à préparer notre génération à faire face aux difficultés qui s’annoncent.

Le choix de la rigueur nous conduit dans une impasse. La réponse à la crise, c’est notre éducation.

Pour que l’université redevienne un lieu où chacun puisse apprendre, se former et obtenir un diplôme reconnu sur le marché du travail, les étudiants mèneront trois combats prioritaires.

Exigence 1 : garantir l’égalité des droits entre étudiants

Depuis plusieurs années, un fossé  s’est creusé entre une poignée d’établissements et le reste des universités. Alors que nous payons tous les mêmes frais d’inscription, il n’est pas acceptable que nos heures de cours varient selon notre fac, que certaines filières soient privées de cours en petit groupe ou de cours pluridisciplinaires, que dans certaines universités de proximité nous ne puissions pas poursuivre notre parcours en master, que notre diplôme ne soit pas reconnu de la même façon selon l’université qui nous l’a délivré… Pour mettre fin à cette situation, l’UNEF revendique une harmonisation par le haut des conditions d’étude pour plus d’égalité entre les étudiants. En obtenant cet été de nouveaux droits garantis nationalement comme la compensation annuelle des notes, la suppression des notes éliminatoires ou encore les rattrapages, nous avons fait un premier pas important. Il est nécessaire de poursuivre dans cette direction en se battant pour :

> Une harmonisation nationale des contenus et des conditions de formation
> La garantie que chaque étudiant ait accès à la filière de son choix à proximité de son lieu de vie
> Une reconnaissance nationale des diplômes pour garantir leur valeur sur le marché du travail

Exigence 2 : un statut social étudiant pour garantir un droit aux études

La sélection par l’échec qui sévit à l’université pénalise en premier lieu les étudiants les plus fragiles socialement, obligés de cumuler un travail salarié  et un parcours universitaire. Le rôle de l’université est de gommer les inégalités sociales et non pas de les aggraver. Parce qu’étudier n’est pas un privilège mais un droit indispensable pour réussir sa vie et permettre à la société de sortir de la crise par le haut, il faut permettre à chacun de se consacrer pleinement à sa formation. L’UNEF se bat pour une remise à plat du système d’aides sociales laissant actuellement 8 étudiants sur 10 privés de bourse et la mise en place d’une allocation d’autonomie.

> Une aide universelle perçue par tous les étudiants
> Une aide calculée en fonction de la situation de chacun et non du revenu familial
> Une allocation d’un montant suffisant pour se consacrer à 100% à ses études. 

Exigence 3 : investir dans l’université pour sortir de la crise

Selon l’université ou la filière, nos conditions d’études ne sont pas les mêmes. Ces inégalités sont encore plus fortes entre les étudiants des classes prépa (15000 euros par étudiant) et ceux des universités (moins de 10000 euros par étudiant). Un plan d’investissement public doit être mis en place pour augmenter les moyens des universités et leur nombre d’enseignants. L’UNEF revendique :

> Une augmentation  du financement des universités pour les aligner avec les classes prépa
> Un recrutement massif d’enseignants et de personnels pour améliorer nos conditions d’études
> Un investissement sur les cycles licences pour mettre fin à l’échec qui touche 1 étudiant sur 2 en première année