L’UNEF appelle les administrateurs de l’Espace Vie étudiante à revenir dans une démarche constructive

Depuis maintenant quelques mois, une opposition entre différents administrateurs de l’association Eponyme a instauré un climat délétère au sein du bâtiment EVE. Jusqu’au dernier conseil des associations, un élu représentait l’UNEF au conseil d’administration. L’UNEF a pourtant été la cible d’attaques diffamantes dans la presse et sur le campus auxquelles il s’agit maintenant de répondre.

Pour rappel, le bâtiment EVE et son modèle de gestion étudiante voit le jour en 2003, dans le prolongement de la réflexion du collectif « Les rEVEurs ». L’UNEF, soutenue par d’autres associations étudiantes, défend et porte alors ce projet, animée par l’intime conviction que c’est aux étudiants de gérer leurs propres affaires.

« Depuis quelques années la structure connaît des difficultés économiques et d’autres liées à son fonctionnement. Les financements publics sont alors loin d’être à la hauteur des missions de service public confiées. Fin 2011, le PRES Université de Grenoble a annoncé vouloir mettre un terme ce modèle gestion étudiante en Délégation de Service Public. Forte de ses élus dans les différentes universités grenobloises et de son poids institutionnel, l’UNEF s’est alors mobilisée pour que le PRES revienne sur cette décision.

L’UNEF a sollicité les différents acteurs impliqués dans le projet et a soumis au vote des motions de soutien dans toutes instances universitaires (CROUS, Universités de Grenoble, CNESER). La pression des étudiants et des collectivités a contraint le PRES à proroger la gestion par Eponyme de six mois, et surtout à renouveler pour une durée de 4 ans la gestion du bâtiment par une délégation de service public.

Alors que de nombreuses avancées ont été acquises, l’UNEF s’inquiète du conflit stérile et personnel entre des administrateurs qui met en danger la crédibilité d’une nouvelle gestion étudiante. L’UNEF appelle donc l’ensemble des administrateurs à revenir dans une logique constructive dans l’intérêt des étudiants. Pour y veiller, l’UNEF continuera à conduire son action pour préserver le modèle de gestion unique que représente EVE.

Par ailleurs, nous n’accepterons pas de nouvelles attaques diffamatoires à l’encontre de la première organisation étudiante. L’UNEF saisira les tribunaux si nécessaire afin de faire valoir son droit.

Profession de foi de la liste UNEF et associations étudiantes

Le service public d’enseignement supérieur a subi de lourdes modifications et ressort affaibli par les orientations politiques données durant le mandat de Nicolas Sarkozy : mise en concurrence des établissements, pénurie budgétaire, reculs démocratiques…. En concentrant la majeure partie des moyens sur un petit nombre d’étudiants, le gouvernement sortant a préféré l’élitisme universitaire à la réussite de chacun. Pour la première fois depuis 40 ans, la part des enfants issus des milieux populaires dans l’enseignement supérieur est en baisse.

Dans un contexte d’augmentation du chômage en particulier chez les jeunes, le diplôme est pourtant devenu une arme indispensable dont personne ne doit être privé. Notre insertion professionnelle, notre vie future mais aussi celle de l’ensemble de notre pays en dépend. Les candidats « UNEF et associations étudiantes » se battront donc sans relâche pour que le nouveau gouvernement prenne des mesures pour relancer la démocratisation de l’enseignement supérieur pour former mieux les étudiants et en former plus.

Du 20 au 29 juin prochain, l’ensemble des élus étudiants sont appelés à élire leurs représentants au sein du CNESER. Les candidats « UNEF et associations étudiantes » portent le projet de remettre la démocratisation au cœur des missions du service public d’enseignement supérieur. 

Issus du monde syndical ou associatif, étudiants étrangers ou français, élus en universités ou en écoles : les candidats « UNEF et associations étudiantes » sont porteurs d’une démarche de rassemblement pour porter ce projet ambitieux. Convaincus que seule une démarche syndicale peut faire avancer les droits étudiants, les candidats « UNEF et associations étudiantes »
combineront la création du rapport de force et les discussions avec les pouvoirs publics pour défendre au mieux les intérêts matériels et moraux des étudiants. 

L’action collective peut changer réellement les choses. Donnez-nous les moyens d’agir et votez pour des candidats sérieux, ambitieux et combatifs au CNESER !

Emmanuel Zemmour, président de l’UNEF

 
Retrouvez toutes les informations sur l’élection des représentants étudiants au CNESER sur www.unef.fr/cneser

2 et 3 Avril : Vote UNEF aux élections étudiantes à l’UPMF

L’ensemble des étudiants pourront désigner, lundi 2 et mardi 3 avril leurs représentants dans les conseils centraux de l’université :

  • le Conseil d’Administration (CA) qui est l’organe décisionnel de l’université qui vote notamment le budget
  • le Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire (CEVU) qui décide des modalités d’examens, le calendrier universitaire, des formations, etc.

L’UNEF présente une liste pour chacun de ces conseils pour faire avancer les droits des étudiants.

Durant deux ans, bien que n’étant pas majoritaires dans les conseils, et malgré un contexte difficile, les élus UNEF ont utilisé tous les leviers d’actions pour défendre et gagner de nouveaux droits : pétitions, référendum, rassemblement, motions…

Nous avons obtenu ainsi obtenu la remise en place de la compensation annuelle en psychologie et son maintien dans les autres filières de l’université, des constructions et des rénovations de logements universitaires, le 10ème mois de bouse, le maintien des aides au logement, un plan de financement de 7 millions d’euros pour la santé des étudiants

Aujourd’hui, dans un contexte difficile pour les jeunes où 25% d’entre eux se retrouvent au chômage et alors que le diplôme reste la meilleure protection sur le marché du travail, l’UNEF continue à se battre pour permettre à chacun d’accéder à l’université et d’y réussir.

Voter pour l’UNEF c’est voter pour :

  • La fin des inégalités entre étudiants : l’UNEF se bat pour un financement en fonction des besoins afin de garantir la qualité de tous les enseignements de l’ensemble des filières de l’université.
  • La suppression du DU d’excellence en Droit : l’UNEF s’est toujours opposé à la mise en place d’un diplôme universitaire d’excellence en droit avec des frais d’inscription supplémentaire (50€ par semestre). En effet, ce diplôme renforce les inégalités au niveau de la qualité de la formation. L’UNEF se bat pour que chaque étudiant puisse suivre des études, et dans les meilleures conditions, sans distinction aucune, et sans sélection, que ce soit par l’argent ou par les notes.
  • La remise en place du passage à minima (AJAC) afin de permettre à un étudiant qui n’a pas validé toutes ses matières de passer en année supérieure afin d’éviter à de nombreux étudiants se retrouvant pendant un semestre sans pédagogie de décrocher à l’université.
  • Nous nous battons également pour améliorer les conditions d’études des étudiants en permettant notamment l’accès et l’emprunt à l’ensemble des BU du campus aux étudiants de l’UPMF (en particulier la BU de Science Po) ainsi qu’en demandant l’élargissement des horaires des BU le soir jusqu’à 21h et le samedi matin de 9h à 12h.

Le 2 et 3 avril prochain, vous avez donc l’occasion de choisir des élus combattifs qui se battront pour défendre vos droits et pour en gagner de nouveaux.

Mais à l’UNEF nous pensons qu’il est indispensable d’avoir des élus mais que les élections à elles seules ne suffisent pas. C’est par son action quotidienne et sa présence dans les conseils que l’UNEF est efficace pour conquérir de nouveaux droits. Si pendant 2 ans, l’UNEF a su être un rempart efficace pour les étudiants, c’est parce que contrairement aux autres organisations, l’UNEF n’exclut aucun moyen d’action.

Parce que l’UNEF est le seul outil pour défendre nos droits, et parce que nous avons fait hier est la garantie de ce que nous ferons demain, votez  » UNEF et Associations étudiantes  » de 10h à 16h le lundi 2 avril et de 9h à 16h le mardi 3 avril.

20 Mars : Vote UNEF aux élections étudiantes à l’UJF

Les 3 Priorités de la liste « UNEF et associations étudiantes »

1) Permettre la réussite de tous

Aujourd’hui, près d’un étudiant sur deux échoue en première année et un étudiant sur 4 quitte l’université sans diplôme. Face à cette situation, l’université a fait le choix de mettre en place un semestre « deuxième chance » ou « nouveau départ ». A l’UNEF, nous pensons que la réussite de tous passe par une nouvelle approche de l’enseignement et de la pédagogie : il s’agit de renforcer l’encadrement durant les premières années et améliorer l’accompagnement des étudiants en difficulté. C’est pourquoi, nous passons que les étudiants qui souhaitent passer au second semestre doivent pouvoir le faire et être accompagnés par l’université pour favoriser leur réussite.

L’UNEF demande des mesures pour permettre la réussite de tous :

  •   Renforcement des dispositifs pédagogiques particuliers pour les étudiants en difficultés dès le 1er semestre : cours de soutien, tutorat, etc.
  • Mise en place de cours de langue dès la L1 et des options d’ouverture à tous les semestres pour toutes les filières.
  • Mise en place de séances de révision avec les enseignants avant les rattrapages

A l’UJF, il existe des inégalités entre les étudiants en terme de droits étudiants. En effet, il n’y a pas de vraie harmonisation des droits étudiants entre toutes les filières de licence ainsi que celles de master.

L’UNEF exige pour les licences :

  • La généralisation des règles du max : ne garder que la note d’examen terminal si elle est supérieure à la moyenne de l’UE, et la note du rattrapage que si elle est supérieure à la note de la première session.
  • Permettre à un étudiant qui n’a valider qu’un seul semestre de passer dans l’année supérieure afin d’éviter à de nombreux étudiants se retrouvant pendant un semestre sans pédagogie de décrocher à l’université.

L’UNEF exige pour les masters :

  • La suppression des notes éliminatoires à 7 en Master et mise en place de la compensation annuelle en Master 2

2) Améliorer nos conditions de vie et d’études

Pour que chacun puisse réussir ses études, et ainsi accéder à un diplôme, les élus UNEF feront de l’amélioration de nos conditions d’étude et de vie une de leurs priorités.

Nous voulons:

  • Améliorer la communication sur les modalités de remboursement des frais d’inscriptions en début d’année
  • 50 impressions gratuites par mois comme au DLST ou vente de cartes d’impression à prix réduits afin de permettre aux étudiants de L3 et Master de pouvoir imprimer dans leurs UFR
  • Développement des prêts d’ordinateurs portables et assistance informatique logicielle et matérielle pour tous les étudiants
  • Développement de l’ENT : mise en ligne de tous les cours, accompagnement et aide à l’utilisation de l’ENT

 3) Une insertion professionnelle de qualité

Aujourd’hui, le chômage touche 1 jeune sur 4, notre génération subit de plein fouet les conséquence de l’instabilité économique que nous traversons. A la sortie de notre formation universitaire, nous sommes bien trop souvent contraints de faire de nombreux sacrifices (stages, job alimentaire, intérim…) en attendant de trouver un emploi à la hauteur de notre diplôme.

Si l’université n’est pas responsable du chômage, elle doit donner les outils permettant à chacun de s’insérer sur le marché du travail.

Nos candidats demandent :

  • L’intégration de modules d’insertion pro dans les cursus
  • Le renforcement de l’accessibilité et du suivi des stages
  • La mise en place d’une aide financière à la recherche du 1er emploi

 

 

 

Concert de Soutien à la lutte contre le Sida Jeudi 26 janvier à l’Ampérage

Soirée Concert le 26 janvier 2012 a 20H30  à l’Amperage !

La Coop’ des étudiants de Grenoble (CEG) en partenariat avec l’UNEF et la mutuelle étudiante (LMDE) s’associe à l’association AIDES pour sensibiliser les étudiants à la lutte contre le Sida.

Au cours de cette soirée seront sur scène des artistes talentueux de l’univers Reggae:

Maxxo www.myspace.com/originalmaxxo

Diera and the Robber Band www.myspace.com/wechdie

Yessai Crew www.yessaicrew.celsiuscafe.com

Ce grand concert est destiné à aider la lutte contre le SIDA et à faire de la prévention auprès des étudiants.

Horaire : 20h30

Lieu :   L’Ampérage – TRAM A Arrêt BERRIAT –
              163 Cours Berriat – Grenoble

Prix : 3€ l’entrée seulement, une partie des bénéfices seront reversés à AIDES afin de financer ses actions

Possibilité de pré-vente, nous contacter par mail : macha1989 [AROBASE] hotmail.fr

 

 

Gestion étudiante de EVE : le PRES en contradiction

La commission Vie Etudiante du PRES « Université de Grenoble » (composée de représentants étudiants et enseignants des établissements d’enseignement supérieur de l’académie et de représentants des collectivités locales) se réunissait ce lundi 7 novembre à l’université Stendhal-Grenoble 3 pour débattre en premier lieu (et premier point de l’ordre du jour) de l’avenir de l’Espace Vie Étudiante.

Après sept ans de délégation de service public de l’association étudiante Eponyme, cet espace est devenu un exemple de dynamisme et de gestion étudiante reconnu au niveau national, par sa capacité à offrir un service de qualité et à mettre en place de nouveaux services innovants, conformes aux attentes et aspirations des étudiants, participant à faire de Grenoble un campus vivant et attractif.

Pourtant, les présidents des établissements ont annoncé leur volonté de mettre fin à ce modèle de gestion. Ils envisagent de retirer à l’association ses sources d’autofinancement (la gestion du Grand Café) et la maîtrise des emplois (du directeur notamment), lui retirant les marges de manœuvre financière et l’autonomie de fonctionnement, et vidant donc de sa substance la gestion étudiante de EVE.

Les présidents ayant émis une proposition de gestion dans laquelle les emplois sont portés par le PRES (ce qui signifie une perte de leadership pour les étudiants), et le Grand Café géré par un opérateur externe (ce qui revient à supprimer la source principale d’autofinancement pour mener des projets), la commission était invitée à proposer un « modèle alternatif » avec des préalables obligatoires : plus de DSP et plus de gestion étudiante du Grand Café.

Sans qu’il y ait de vote, des interventions de la commission s’est dégagé un large consensus autour du principe selon lequel l’exemplarité du modèle actuel ne justifiait pas d’en changer, sauf à remettre en cause la capacité, la légitimité ou l’expertise des étudiants pour s’occuper eux-mêmes de ce qui les concerne au premier titre, en l’occurrence la vie étudiante. Conception que ne partageait visiblement pas les membres de la commission.

Il en ressort donc que l’avenir de EVE n’est pas encore bien arrêté et que l’élaboration du projet qui sera mis en œuvre après la DSP en mars 2012 est encore à penser et à façonner. La commission Vie Etudiante du PRES nous montre bien que les discussions sont encore possibles et que les étudiants ne sont pas les seuls à revendiquer l’intérêt et la sauvegarde de la gestion étudiante.

Rendez EVE aux étudiants !

La gestion étudiante de EVE est menacée : l’UNEF appelle à la mobilisation

Lundi dernier (10 octobre), le Pôle de Recherche et de l’Enseignement supérieur (PRES) de Grenoble émettait un communiqué justifiant son choix de « ne pas lancer en l’état une nouvelle procédure de DSP [Délégation de Service Public] à l’issue actuelle, en février 2012 » pour la gestion de EVE, l’Espace de Vie Étudiante de Grenoble. Ou, en d’autres termes, de vider EVE de sa gestion étudiante. Face à cette déclaration, l’UNEF appelle à la mobilisation des étudiants, associations et acteurs politiques locaux pour sauver ce « fleuron de la vie étudiante locale ».

EVE, un modèle national de gestion étudiante…
Cela fait maintenant huit ans que EVE, l’Espace de Vie Étudiante de Grenoble, est géré avec brio par l’association étudiante Éponyme. Les Délégations de Service Public émises par les universités ont permis aux étudiants de se saisir d’un des aspects de leur quotidien, la vie associative et culturelle. Non seulement Éponyme a largement rempli ses missions qui lui étaient attribuées, mais elle est allée bien au-delà en ouvrant des services précurseurs (tels qu’une assistance informatique ou un accueil aux étudiants étrangers, repris par la suite par les services des universités) mais également en s’imposant comme un acteur culturel incontournable de l’agglomération.

Ce bilan n’est plus à démontrer : localement comme nationalement, le modèle EVE est présenté par les universités elles-mêmes comme un « fleuron de la vie étudiante » (pour preuve, le communiqué de presse du PRES du 10 octobre).

… qui souffre du désengagement des universités.
De leur côté, depuis plusieurs années, les universités ont su faire preuve d’habileté, d’ingéniosité et de mauvaise foi extraordinaires pour se désengager de leurs responsabilités vis-à-vis de ce lieu. Délais indécents et « erreurs de calcul » dans le versement des subventions, refus de proposer l’adhésion à l’association délégataire sur les chaînes d’inscription, non-indexation des subventions sur l’inflation, et dernièrement prolongation de dernière minute de la délégation sans contrepartie financière et sans prise en considération de la précarité des contrats de travail qui en découlait : les universités de Grenoble ont su s’approprier les résultats d’une gestion à laquelle elles ont sous certains aspects été de bien mauvaises élèves.

Malgré cela, de par sa gestion étudiante menée par Éponyme, EVE a réussi à tenir le cap : dans un contexte financier critique, le bâtiment est resté ouvert aux étudiants jusqu’à l’été 2011 (date prévue de la fin de la délégation de service public) en continuant à offrir un service culturel d’une qualité exceptionnelle, les événements s’y déroulant étant largement relayés par la presse locale. Mais face au refus des universités de répondre à la crise budgétaire, et surtout au coup de grâce qui a été asséné par la prolongation de six mois de la DSP, Éponyme a pris la lourde décision de fermer une partie de ses services.

Aujourd’hui, du fait du désengagement des universités, l’acteur principal de la vie culturelle et associative sur le campus grenoblois, EVE, voit sa qualité de service dramatiquement dégradée…

Les étudiants refusent d’assumer les erreurs des universités !
L’UNEF condamne avec force les déclarations émises par le dernier communiqué du PRES. Le message est triple :

1) Les universités continuent à se dérober de leurs responsabilités : en ne proposant aucune solution financière immédiate pour rouvrir les services de EVE aux étudiants, les universités font le choix de laisser à l’abandon la vie culturelle et associative sur le campus jusqu’en février prochain… et continuent pourtant à se gausser de la qualité de la vie étudiante à Grenoble !

2) Les universités ont choisi de vider EVE de sa gestion étudiante : l’abandon du système de DSP tel qu’évoqué dans le communiqué équivaut non seulement à un refus de la part des universités d’admettre les conséquences de leur politique, mais surtout laisse entendre que la gestion étudiante constitue le problème structurel de EVE. Nous refusons ce report de responsabilité sur les étudiants : si EVE a pu continuer à ouvrir ses portes avec une telle qualité de services, c’est grâce à sa gestion étudiante ; mettre un terme à cette gestion, c’est mettre un terme au projet EVE !

3) Les universités évincent les aspirations étudiantes du projet EVE : nous ne croyons pas aux promesses d’un nouveau projet construit et soutenu communément par les étudiants, les associations et les universités. La commission Vie étudiante du PRES, comprenant en son sein des représentants des universités, des collectivités territoriales et des étudiants, avait formé un groupe de travail chargé d’émettre des propositions sur la suite du projet EVE, en prenant en compte les difficultés auxquelles était confronté l’actuel délégataire. En refusant ces propositions, et en imposant un nouveau modèle de gestion restreignant la participation des étudiants, les universités ont fait le choix de ne pas tenir compte des aspirations étudiantes.

L’UNEF appelle à la mobilisation pour sauver la gestion étudiante de EVE
Le constat est clair : les universités, en s’obstinant dans leur autisme, ont pris le parti d’imposer un projet en contradiction avec les aspirations des étudiants. Aucune solution à court terme n’est proposée, et les perspectives à long terme, en voulant supprimer la gestion étudiante qui faisait la force de EVE, ne permettent d’attendre qu’une dégradation de la vie étudiante, culturelle et associative.

L’UNEF, première organisation étudiante, exige :

la mise en place d’un plan d’urgence par les universités, c’est-à-dire un versement immédiat des sommes manquantes à l’association Éponyme pour lui permettre de combler son déficit et de rouvrir dès maintenant l’ensemble de ses services aux étudiants

– le renouvellement de la Délégation de Service Public garantissant une gestion exclusivement étudiante du bâtiment, avec des financements pérennes adéquats.

Nous appelons l’ensemble des étudiants mais aussi des personnels et représentants politiques, à se mobiliser contre cette décision des universités afin de sauver le projet EVE, modèle de gestion étudiante.

Tous les mercredi à 18h, les usagers du bâtiment (étudiants, associations, spectateurs, clients du Grand Café…) se rassemblent à EVE pour organiser la mobilisation et faire entendre leur voix.

Une taxe sur notre santé PAS QUESTION !

Cliquez ici pour signer la pétition (unef.fr/sante)

Taxes, franchises médicales, déremboursements, augmentation du prix de l’affiliation à la sécu… depuis 2007, le gouvernement a décidé de financer ses économies en faisant payer plus cher les étudiants qui veulent se soigner. A l’heure actuelle, lorsqu’un étudiant dépense 2€ en soins, la sécurité sociale ne lui en rembourse que 1€. Insuffisamment remboursés, les étudiants doivent en plus subir une double peine en supportant de nouvelles taxes sur leur santé. Ainsi, pour 100€ dépensés en soins, ce sont 13€ qui vont directement dans les poches de l’Etat. La nouvelle taxe décidée dans le cadre du plan de rigueur va encore aggraver cette situation. Injuste, inefficace et dangereuse, cette taxe risque de faire de l’accès à la santé un privilège que la majorité des étudiants ne pourront plus se payer. Pourtant, tout le monde ne subit pas la rigueur de la même façon. L’industrie pharmaceutique par exemple affiche des bénéfices records cette année (plusieurs milliards d’euros) sans que le gouvernement ne la mette à contribution. Faire payer plus les étudiants au risque de voir leur santé se dégrader et préserver les plus riches, c’est le choix que le gouvernement a fait avec sa nouvelle taxe.

Depuis 3 ans, le gouvernement a pris plus de 40 millions d’euros aux étudiants

Alors qu’en 2004 lors d’une consultation de médecin généraliste, un étudiant devait débourser 6 € de sa poche, aujourd’hui il doit payer en moyenne 17 €. Cette augmentation est due aux taxes instaurées et aux nombreux déremboursements dont sont victimes les étudiants. En prélevant plus de 40 millions d’euros du portefeuille déjà vide des étudiants pour les donner à l’Etat, le gouvernement réduit notre capacité à nous soigner lorsque l’on est malade. Pourtant d’autres solutions existent. Par exemple, il suffirait de taxer une entreprise de médicaments comme Sanofi Aventis à hauteur de seulement 0,001% de ses bénéfices pour récolter la même somme.

Depuis 3 ans, notre santé s’est dégradée

L’augmentation du coût de la santé a de réelles conséquences sur l’état sanitaire des étudiants. Ainsi, de plus en plus d’étudiants renoncent à se soigner pour des raisons financières. L’enquête nationale de la LMDE (La Mutuelle des Etudiants) sur la santé des étudiants révèle que chaque année :
• 1 étudiant sur 3 n’a pas les moyens de se soigner lorsqu’il est malade
• 1 étudiant sur 5 ne peut se payer une complémentaire santé
• 92% des étudiants ont recours à l’automédication pour ne pas avoir à payer une consultation

L’argent est devenu la principale barrière d’accès à la santé. Précaires, obligés d’arbitrer au quotidien dans leurs dépenses, les étudiants sont les premiers à devoir revoir leurs exigences à la baisse concernant leur état de santé. Pourtant, la santé n’est pas une marchandise de luxe. C’est un droit fondamental dont nous nous voyons privés aujourd’hui.

Le gouvernement, responsable d’une crise sanitaire

Être étudiant aujourd’hui, c’est être obligé d’arbitrer entre les dépenses d’alimentation, les dépenses scolaires, les sorties culturelles, les loisirs ou les dépenses de santé. Avec un prix de la santé qui augmente de plus en plus, la majeure partie d’entre nous est obligée de faire de sa santé une variable d’ajustement, quitte à utiliser le système D. Repousser un traitement à plus tard, utiliser une vieille ordonnance pour acheter directement ses médicaments et ne pas avoir à payer de consultation, attendre que les symptômes s’aggravent pour se soigner… sont autant d’habitudes auxquelles nous sommes aujourd’hui contraints. Dans la majeure partie des cas, les étudiants renoncent  et reportent des soins qui s’avèrent parfois urgents. En effet, plus de 9 étudiants sur 10 se soignent eux-mêmes faute de pouvoir payer une consultation, 34% des étudiants renoncent à des soins. Alors que l’UNEF revendique depuis plusieurs années la mise en place de mesures en faveur de l’amélioration des conditions sanitaires des étudiants, le gouvernement vient de décider de rajouter une taxe supplémentaire sur notre santé. Pour les étudiants c’est la taxe de trop !

La taxe sur les mutuelles : la taxe de trop !

Dans le cadre de son plan de rigueur, le gouvernement  vient de décider de doubler la taxe sur les complémentaires santé. 

Cette taxe est injuste socialement car elle touchera d’abord les plus fragiles. Elle est inefficace car en empêchant les étudiants de se soigner, on les expose à des problèmes de santé plus lourds et qui coûteront plus chers à l’assurance maladie. Enfin du point de vue de la santé publique, cette taxe est dangereuse car elle va inciter les étudiants à prendre une protection complémentaire d’un niveau insuffisant ou tout simplement à renoncer à se couvrir. 

Alors que la santé des étudiants est aujourd’hui taxée à plus de 13%, l’industrie pharmaceutique et ses 25 milliards d’euros de bénéfices annuels est épargnée par le gouvernement avec une taxe de seulement 1,5%. La taxation de la santé est une aberration : alors qu’elle est un bien public qui doit profiter à tous, la santé est désormais taxée deux fois plus qu’un hamburger. 

Une attaque direct contre l’accès à la santé 

En faisant le choix de surtaxer notre santé, le gouvernement se rend coupable de plonger les étudiants dans une crise sanitaire. En considérant que les étudiants peuvent « attendre » pour se soigner, le gouvernement crée une situation explosive. A force de reporter des soins, de plus en plus d’étudiants laissent des pathologies légères dégénérer en maladies plus lourdes médicalement et plus coûteuses financièrement. 

La taxe décidée par le gouvernement est un véritable impôt sur la santé qui conduit les mutuelles à ponctionner plusieurs millions d’euros sur les cotisations étudiantes pour les verser à l’Etat au détriment de la santé des étudiants. Non seulement cette mesure augmente une nouvelle fois le coût de la santé pour les étudiants, mais elle fragilise aussi directement les mutuelles étudiantes. Ces dernières sont des acteurs quotidiens du service public de la santé étudiante en permettant à tous les étudiants de gérer eux même leur santé et de bénéficier de mesures de prévention adaptées. 

En attaquant la santé des étudiants et leurs mutuelles d’un côté pour sauver les banques de l’autre, le gouvernement fait le choix d’une politique qui va à l’encontre des droits étudiants. Nous refusons que la rigueur soit un prétexte pour dégrader nos conditions de vie présentes et futures.

Face à la crise, priorité à l’éducation !

La crise économique n’est pas seulement une histoire de dettes, de AAA ou de règle d’or. Pour nous, la crise c’est avant tout plus de difficultés au quotidien et plus d’inquiétudes pour notre avenir.

Avec 25% de chômage chez les jeunes, le diplôme est devenu une arme indispensable pour espérer trouver un emploi à la hauteur de nos attentes, faire des projets de vie mais aussi tirer l’ensemble de la société vers le haut. 

Plutôt que de faire le pari de l’avenir en garantissant à chacun d’entre nous un droit aux études, le gouvernement préfère engager le pays sur la voie de la rigueur et de l’austérité. Faire des économies sur l’éducation, c’est renoncer à préparer notre génération à faire face aux difficultés qui s’annoncent.

Le choix de la rigueur nous conduit dans une impasse. La réponse à la crise, c’est notre éducation.

Pour que l’université redevienne un lieu où chacun puisse apprendre, se former et obtenir un diplôme reconnu sur le marché du travail, les étudiants mèneront trois combats prioritaires.

Exigence 1 : garantir l’égalité des droits entre étudiants

Depuis plusieurs années, un fossé  s’est creusé entre une poignée d’établissements et le reste des universités. Alors que nous payons tous les mêmes frais d’inscription, il n’est pas acceptable que nos heures de cours varient selon notre fac, que certaines filières soient privées de cours en petit groupe ou de cours pluridisciplinaires, que dans certaines universités de proximité nous ne puissions pas poursuivre notre parcours en master, que notre diplôme ne soit pas reconnu de la même façon selon l’université qui nous l’a délivré… Pour mettre fin à cette situation, l’UNEF revendique une harmonisation par le haut des conditions d’étude pour plus d’égalité entre les étudiants. En obtenant cet été de nouveaux droits garantis nationalement comme la compensation annuelle des notes, la suppression des notes éliminatoires ou encore les rattrapages, nous avons fait un premier pas important. Il est nécessaire de poursuivre dans cette direction en se battant pour :

> Une harmonisation nationale des contenus et des conditions de formation
> La garantie que chaque étudiant ait accès à la filière de son choix à proximité de son lieu de vie
> Une reconnaissance nationale des diplômes pour garantir leur valeur sur le marché du travail

Exigence 2 : un statut social étudiant pour garantir un droit aux études

La sélection par l’échec qui sévit à l’université pénalise en premier lieu les étudiants les plus fragiles socialement, obligés de cumuler un travail salarié  et un parcours universitaire. Le rôle de l’université est de gommer les inégalités sociales et non pas de les aggraver. Parce qu’étudier n’est pas un privilège mais un droit indispensable pour réussir sa vie et permettre à la société de sortir de la crise par le haut, il faut permettre à chacun de se consacrer pleinement à sa formation. L’UNEF se bat pour une remise à plat du système d’aides sociales laissant actuellement 8 étudiants sur 10 privés de bourse et la mise en place d’une allocation d’autonomie.

> Une aide universelle perçue par tous les étudiants
> Une aide calculée en fonction de la situation de chacun et non du revenu familial
> Une allocation d’un montant suffisant pour se consacrer à 100% à ses études. 

Exigence 3 : investir dans l’université pour sortir de la crise

Selon l’université ou la filière, nos conditions d’études ne sont pas les mêmes. Ces inégalités sont encore plus fortes entre les étudiants des classes prépa (15000 euros par étudiant) et ceux des universités (moins de 10000 euros par étudiant). Un plan d’investissement public doit être mis en place pour augmenter les moyens des universités et leur nombre d’enseignants. L’UNEF revendique :

> Une augmentation  du financement des universités pour les aligner avec les classes prépa
> Un recrutement massif d’enseignants et de personnels pour améliorer nos conditions d’études
> Un investissement sur les cycles licences pour mettre fin à l’échec qui touche 1 étudiant sur 2 en première année