Premières victoires des jeunes, continuons la mobilisation pour le retrait de la loi travail !

Cela fait maintenant un mois que les jeunes, partout en France, sont mobilisés pour le retrait de la loi travail et pour imposer leurs revendications contre la précarité pendant la formation, l’insertion et sur le marché du travail. Nous avons multiplié les assemblées générales, les actions coup de poing et les manifestations, avec un pic d’affluence le 31 mars avec plus de 1,2 millions de personnes dans la rue. A Grenoble, nous étions 35 000 dont 7 000 jeunes. Le gouvernement est maintenant obligé de nous répondre. C’est bien la preuve que le rapport de force créé par la contestation dans la rue est le meilleur moyen pour imposer la « priorité jeunesse ».
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Ce lundi 11 avril, l’UNEF a en effet obtenu un plan d’investissement massif de 500 millions d’euros, comprenant :
  • Une aide à la recherche au premier emploi permettant la prolongation des bourses étudiantes de 4 mois après obtention du diplôme et une aide pour les titulaires d’un CAP ou d’un BAC pro.
  • Une sur-cotisation des CDD pour pénaliser l’emploi précaire et favoriser l’embauche en CDI.
  • L’ouverture de 2000 places en BTS par an pendant 5 ans pour lutter contre le manque de place dans la formation professionnelle
  • L’augmentation des bourses pour 28 000 étudiants par le passage de l’échelon 0 à l’échelon 0bis (soit une aide supplémentaire de 1000 € par an) et la revalorisation de 10% des bourses du secondaire.
  • L’augmentation de la rémunération des apprentis avec une première hausse de la rémunération de 400 € par an pour les moins de 21 ans
  • L’extension de la CMU C aux jeunes en situation de rupture familiale.
Ces premières victoires sont d’autant plus de raisons de rester mobilisés pour le retrait du projet de loi travail. La mobilisation conjointe des jeunes et des salariés a une première fois fait bouger le gouvernement, c’est un point d’appui pour continuer la bataille contre un projet de loi toujours aussi dangereux et néfaste pour les jeunes. Il offre comme horizon à notre génération l’affaiblissement du CDI, de nos protections sur le marché du travail. Nous refusons de devoir négocier la valeur de nos diplômes et nos conditions de travail entreprise par entreprise.
L’UNEF Grenoble appelle les étudiant-e-s à rester mobilisé-e-s pour le 28 avril, prochaine journée de grève et de manifestation interprofessionnelle. D’ici là nous appelons les jeunes à investir les « nuits debout » se tenant tous les soirs devant la MC2 à Grenoble, pour montrer que l’on reste mobilisé-e-s en attendant de réinvestir le campus dès la rentrée!

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