Loi travail : non merci

L’UNEF Grenoble S’ENGAGE POUR LES JEUNES ET CONTRE LA LOI TRAVAIL

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Le projet de « loi travail » porté par la Ministre Myriam El Khomri et le Premier Ministre Manuel Valls va profondément modifier le Code du Travail protecteur de salariés. Cela aura des conséquences pour chacun d’entre nous, salarié actuel, futur salarié, étudiant-salarié.

 

 

LA PRECARITE A VIE COMME PERSPECTIVE POUR NOTRE GENERATION

Après la précarité dans les études (manque de moyens pour les Universités, 50% d’étudiants obligés de travailler pour financer leurs études, augmentant par-là même leur taux d’échec) et la précarité de l’insertion professionnelle (obligation de multiplier les stages, CDD et emplois précaires avant de trouver un emploi stable). Le gouvernement avec ce projet de loi prépare la précarité de l’ensemble du marché du travail et un recul majeur pour les droits des salariés. La casse du code du travail va désormais laisser le salarié démuni face à l’employeur.

La Loi Travail, c’est des conditions de précarité à vie pour notre génération, portée par un gouvernement qui prétendait pourtant faire de la jeunesse une priorité. A quoi fait face notre génération ? Devoir choisir entre la précarité et le chômage, non merci !

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Travailler plus…

La loi travail, est présentée comme un remède au chômage. Pourtant, cette loi ne réduira pas le chômage. Enlaissant la possibilité aux employeurs de faire travailler plus les salariés, plutôt que d’embaucher on comprend mal comment le chômage peut s’en trouver réduit.  Notamment, la « loi travail » modifie ces plafonds et permet à une entreprise de nous faire travailler jusqu’à 12 heures par jours et 46 heures par semaines ! Les chômeurs seront toujours au chômage mais les salariés seront encore plus sous pression.

Travailler plus, pour gagner moins… !

Jusqu’à présent, chaque heure de travail au-dessus de 35h (la durée légale du temps de travail) est rémunérée avec une majoration de 25%.  La « loi travail » multiplie les dérogations qui permettent d’abaisser la majoration des heures supplémentaires à 10%. Très concrètement, au lendemain de la promulgation de la loi, la rémunération des salariés risque de baisser !

Travailler plus, pour gagner moins, et pour risquer le licenciement !

 La mesure la plus scandaleuse et contestable, qui créait le plafonnement des indemnités prudhommales donc un « droit au licenciement abusif » et des jeunes des salariés jetables, a été abandonné sous la pression de la rue. Néanmoins, plusieurs moyens de licenciement prévus par la Loi Travail doivent encore être combattus. Notamment, la « loi travail » modifie plusieurs dispositions pour faciliter les licenciements : plus besoin de justifier de difficultés économiques, possibilité de licencier un salarié qui refuse de voir baisser son salaire par un accord d’entreprise…

LYCEENS, ETUDIANTS, JEUNES SALARIES NOUS NOUS MOBILISONS POUR NOTRE AVENIR

Face à ce projet de loi rétrograde, la réaction des jeunes ne s’est pas faite attendre. L’UNEF, aux côtés d’autres organisations de jeunesse et syndicats professionnels, s’oppose à ce projet et exige le retrait sans condition du projet de Loi Travail.

Le 9 mars 2016 plus de 500 000 personnes ont manifesté leur opposition sur tout le territoire, dont 100 000 jeunes, étudiant-e-s et lycéen-ne-s, déterminés à s’opposer à ce projet qui ne fera que précariser plus encore les conditions de travail des salariés et futurs salariés. Cette journée qui fut une réussite a inquiété le gouvernement, qui a accepté de recevoir les représentants des organisations de jeunesse. Malheureusement, le dialogue a été plus que restreint. Le désaccord avec le gouvernent est total et de fond et les quelques aménagements obtenus sous la pression ne changent en rien les orientations du projet de loi qui ne répond pas aux aspirations des jeunes. Le projet de loi 2.0 présenté par le gouvernement conserve la même philosophie précarisante : travailler plus, gagner moins, être plus facilement licenciable. Quant à la garantie jeune présentée par le gouvernement, elle n’est qu’un écran de fumée sans que des moyens supplémentaires ne soient accordés.

Le 17 mars 2016 a rassemblé de nouveau 150 000 jeunes à travers toute la France. Une nouvelle journée de mobilisation est prévue le 24 Mars, pour continuer à amplifier le mouvement, pour être écoutés, entendus, et faire bouger les lignes. Le Gouvernement doit retirer son projet, entendre les propositions alternatives portées par les organisations de jeunesse et de salarié-es et en discuter avec elles. Si le début de la mobilisation a permis d’obtenir plusieurs reculs, l’UNEF appelle à continuer la mobilisation de façon massive pour augmenter le rapport de force et obtenir le retrait total du projet. Le 31 mars 2016 l’UNEF appelle également à participer, aux côtés des syndicats professionnels, à la journée de mobilisation nationale appelée par l’intersyndicale au niveau national. Ensemble, obtenons le retrait de la Loi Travail, battons-nous pour acquis sociaux, et conquérons-en de nouveaux !

 

L’UNEF GRENOBLE EN LUTTE

L’UNEF Grenoble s’inscrit au cœur de cette mobilisation pour la défense des droits des salariés, et note l’importance de l’enjeu, quand tant d’étudiants ont un travail à coté de leurs études. De plus, les étudiants d’aujourd’hui étant les salariés demain, ils sont directement concernés par ce projet de casse du code du travail, qui a protégé jusque-là nos ainés.

L’UNEF Grenoble, est donc engagée et fortement mobilisée, aux côtés d’autres organisations de jeunesses et au sein du comité de mobilisation des étudiant-e-s de Grenoble, pour le retrait de la Loi Travail. Un travail de pédagogie est à l’œuvre sur le campus pour informer tous les étudiants de l’enjeu en cours. Nous encourageons tous les étudiants à participer aux Assemblées Générales organisées régulièrement sur le campus, et à joindre leurs forces au comité de mobilisation des étudiant-e-s de Grenoble. Plus nombreux nous serons, plus notre voix pèsera.

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Le 9 mars à Grenoble, plus de 15000 personnes sont descendues dans la rue pour demander le retrait de ce  projet de loi, dont 5000 jeunes. En amont de cette mobilisation, 6 lycées grenoblois étaient bloqués et une première assemblée générale avait réuni 350 à 400 étudiants. Le 17 mars à Grenoble, plus de 2000 jeunes motivés sont à nouveau descendus dans la rue après une Assemblée Générale étudiante, qui avait réuni 500 personnes le lundi 14. Les lycéens, personnels universitaires et étudiants y étaient venus exprimer leur solidarité et leur soutien dans cette action.

L’UNEF Grenoble appelle à la massification du mouvement et s’engage dans la préparation de la mobilisation pour le 24 mars et le 31 mars, à l’appel de l’Intersyndicale nationale.

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